Aujourd’hui 24 mai aux environs de Tel-Aviv

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J’avais commencé ma note le 16, et je la continue, aujourd’hui 24, donc, il y aura sans doute, des incohérence de date.

Depuis le 16 mai, après 23 alertes - et autant voir plus d’explosions, nous aprécions ici à Bat yam, et aux environs de Tel-Aviv  ces  jours (et peut-etre nuits? ) de tranquillité. 

L’autre nuit, le cerveau m’a jouée peut-être un tour, et j’ai entendu des explosions, au loin j’ai entendu des alarmes, peut-être le vent, qui amène la nuit, le bruit des sirènes (avant le 16)

Je lis sommairement les infos. Autre nouvelle après Shavouot, un échafaudage - dans une synagogue s’est effondré. 54 personnes blessées, 2 morts. 

Les nouvelles se suivent et nous désespèrent. La nuit est tombée.

Shavouot, est censée etre le don de la Torah. Le jour s’écoule, les jours défilent, c’est le 24, je suis à Tel-aviv. J’attends un rendez-vous. Hier « conférence «  zooom, tout le monde est là, souriants, comme si de rien n’était. La « guerre » est passée. Nous (ils) avons déjà oublié. On zappe. Hier est fini. Pas la peine de soulever le sujet, plus personne ne veut en parler. Personne ne s’appesantît  sur le passé:  on ne peut rien y changer. Ce matin, je me balade à tel-aviv, quelques courses que je n’ai pas pu faire - et pour cause- la semaine passée....oubliée, elle n’a jamais existé.

Je comprends les israéliens, quelque part, ils veulent vivre, rattraper le temps perdu, avancer, vivre l’instant présent: il fait beau, le soleil brille. Mais ailleurs, je ne les comprends pas, en refusant d’analyser la situation, en refusant de comprendre les tenants et les aboutissants, ils choisissent de ne rien résoudre du tout. Les israéliens vivent au jour le jour, ils sont incapables de projeter demain. Je choisis volontairement un exemple loin du conflit : les routes, il n’y a aucune planification, c’est à dire qu’aujourd’hui on prévoit une route sur le trafic d’aujourd’hui mais incapable de projeter - le trafic de demain, dû à l’augmentation de la population. 

Une politique qui a ses limites, une optique qui a ses limites : on est incapable de résoudre un problème : on l’élimine. Le nombre de personne qui bloque (bon c’est la mode à travers le monde) - à l’ombre d’une différence d’opinion est devenu hallucinant, plus personne ne souhaite faire d’effort, de se mettre à la place de l’autre, d’empathie, que ce soit les politiciens incapables de comprendre la volonté des citoyens et de monter un gouvernent, les terroristes qui mettent leurs idéologies avant la vie, ou encore les religieux-extrémistes  de tous bords, qui avant la vie, choisi la religion. Tout le monde a décidé qu’il a raison, et peut-importe le prix des vies à continuer de payer. Les innocents n’ont qu’à bien se tenir, sans volonté, et sans désir, rien ne changera, ils resteront des victimes.

 

NB je rappelle que ce blog est un blog d’humeur, c’est donc, ici, encore une fois, sous un angle personnel de ressenti, en aucun cas, cela ne reflète « toute » la société israélienne. 

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