juste avant Shabbat, les femmes israéliennes

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Pour changer de la politique, et des élections bis, et en cette veille de Shabbat,où la chaleur revenue, j'écrirais sur les femmes israéliennes (on notera que je leurs demande pas leurs teoudat Zéout/carte d'identité israélienne) car elles  ont revêtu leurs habits estivaux.

Évidemment, je ne peux faire que des généralités et bien sûr, ne pas refléter l'ensemble de la population féminine israélienne.

Si une partie de la population féminine a décidé de se vêtir "tzinout"/ "pudeur" , c'est à dire qu'elles suivent certaine prescription donnée par le rabbinat, l'autre ne suit pas ses restrictions, et c'est le moins que l'on puisse écrire. Après, je vous laisserais décider si ces décisions rabinacales sont patriarcales ou dictées par la Torah, n'ayant pas d'avis halakhique sur la question.

De fait, on peut donc, d'ores et déjà séparer les femmes en deux grandes catégories distinctes "tzinout" et non-tzinout, je préciserais que tzinout et religieuses n'est pas forcément dépendant, des femmes ne suivant pas la tzinout, sont respectueuse du Shabbat, etc.... Cela aurait été trop simple :-) !

Mais ne nous attardons pas sur les différents mouvements religieux, car Shabbat rentre dans 2-3 heures et je n'aurais pas le temps de faire le tour de la question.

Donc, après avoir catégorisé de manière imprécise, les femmes israéliennes, attardons nous surtout sur celles qui nous intéresse, les non-tzinout.

Bien évidement, ce ne sont que des généralités, mais la mode israélienne reste....très israélienne!

plage, israel, femmesLa plupart des femmes, les jeunes entre 15-25 ans affectionnent le leggins moulant, mais j'aurais tort de généraliser ce point, car le point commun de toutes ses femmes israélienne, c'est leur assurance en général. Une assurance que l'on pourrait qualifier de sans gène.  On s'habille comme cela nous plait, et sans apriori. Je me suis jamais habillée aussi court, aussi olé olé. Cela est sans doute contagieux, je porte des shorts que je n'aurais jamais porté en Europe, où les codes - si je comprends bien  "la modeuse brésilienne de M6" reste assez strictes.

Ici, les femmes de tous les âges, poids, tailles se retrouvent sur la plage gaiement, et sont unies par l'acceptation de leurs corps, trop minces, gros, gras ou très beaux. Adieux complexes! C'est bon pour les autres, ici on se fout des codes et finalement plus personne ne fait attention ou presque.

Et c'est pareil dans la rue, je suis encore "Choquée" ou impressionnée, de certaines tenues choisies par les femmes. Hier, j'étais avec une amie et celle-ci portait une robe que l'on aurait pu classer dans nuisette (de nuit). A Tel-Aviv tout du moins, la jeune femme (très belle) ne soulevait que quelques regards dragueurs. Mais rien de plus. D'autres femmes de tout âge, se promènent, nombril à l'air. Certaines en leggins léopard, ou des mini jupe. Il n'y a aucune règle, qui semble être imposée, seulement celle de faire ce qu'il te plait. Et moi, j'aime beaucoup çà!

 

Shabbat Shalom!

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Photo  des Tableaux d'une artiste d'origine yemenite -Orit Akta Hildesheim- la peinture de droite, "confined" son mariage religieux yeminite, sous le poids des traditions,  le tableau de droite "metamorphosis" son deuxième mariage où la femme est libérée.

 

 

Commentaires

  • Je publie ce commentaire (que j'avais pas vu) par liberté d'expression et son contenu est la responsabilité de son auteur.

    PA
    ****
    À propos de la pudeur, de la La Femme, et de son importance en Israël et ailleurs...
    Chez l'adolescent, les premières atteintes du mal sexuel (la « chute ») font naître, en lui, un sentiment de honte, qu'il dissimule dans la vie actuelle. Chez la jeune fille, rien de semblable et, cependant, on nous objectera « la pudeur de son sexe ». Nous répondrons à cela que la pudeur c'est la honte masculine attribuée à la femme, pour deux raisons : la première, c'est parce que l’homme croit la femme soumise aux mêmes lois psychologique que lui ; la seconde, c'est que, dans le cours de l'évolution humaine on a renversé la psychologie des sexes pour des raisons sociales, attribuant à la femme les conséquences psychologiques de la sexualité masculine. Ce système est l'origine des mensonges conventionnels qui, à la longue, et par une sorte de suggestion sociale, ont intimidé la femme.
    C'est après avoir été longtemps persécutée dans sa sexualité que la femme s'est pliée (en apparence au moins) au régime de honte que l'homme lui a imposé, mais rien, en elle, si ce n'est l'habitude, ne lui inspire cette pudeur dont on lui fait un mérite et qui n'est, en réalité, qu'un outrage fait à son sexe.
    Ce n'est pas sans lutte, du reste, que ce renversement des lois psychologiques s'est imposé. La femme primitive, fière de sa féminité, défendit longtemps « sa nudité » que l'art antique a toujours représentée. Et, dans la vie actuelle de la jeune fille, il est un moment où elle sent, par un atavisme secret, la fierté de son sexe, elle a l'intuition de sa supériorité morale et ne comprend pas pourquoi il faut en cacher la cause.
    (...)
    Si on a pu dire qu'Israël est le peuple choisi, cela voulut dire primitivement le sexe choisi.
    La maison d'Israël, c'est la puissance féminine, ce sont les fidèles de la gynécocratie.
    On sait aujourd'hui que ce régime a duré jusqu'au VIIIème siècle « avant notre ère » et que c'est pendant sa longue durée que régna la vérité dans la religion et la justice dans la vie sociale.
    Mais l'homme s'est révolté contre la Femme et contre sa loi, il l'a attaquée, et la lutte, une fois commencée, a grandi, elle est devenue formidable, et nous allons voir les grandes femmes d'Israël soutenir de longues guerres dans l'agonie de leur puissance. C'est ce grand événement qui fait le fond de la Bible, et ainsi elle apparaît comme un livre du plus grand intérêt, digne du grand respect qu'on lui accorde ; l'histoire qu'elle renferme est bien réellement l'Histoire sainte.
    (...)
    Le jour du Sabbat, les hommes suspendant tout travail avaient le loisir d'être tout à la Déesse aimée ; c'était le jour con-sacré. La Religion ainsi comprise était vraiment humaine et morale. En même temps, elle était simple comme toutes les conceptions féminines, sans apparat, sans exagération, sans rien de surnaturel. Le régime social qui en résultait était basé sur la justice intégrale, sur des mœurs pures, sur une vraie fraternité. Telle fut la forme de la primitive religion Israélite. Les sacerdotes lui substituèrent le Judaïsme, culte impie dans lequel la « Divinité unique » du Sépher est cachée dans le silence, couverte d'un voile mystérieux.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/histoire-des-israelites.html
    Cordialement.

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