21/07/2010

Raison garder communiqué

RAISON GARDER _ Q U A T R I E M E C O M M U N I Q U E

le 10 juillet 2010


La réunion publique destinée à faire le point sur notre Déclaration a eu lieu le lundi 28 juin. La demande de participation était trop importante pour le nombre de places dont nous disposions et nous prions ceux et celles qui n’ont pas pu y prendre part de bien vouloir nous en excuser.

Quatre exposés liminaires ont été présentés tour à tour par Georges Elia Sarfati, Jean Pierre Bensimon, Raphaël Draï et Shmuel Trigano pour expliquer la genèse de notre Déclaration et ses suites, sachant qu'à ce jour elle a réuni plus de 11000 signatures, loin devant J Call.

Après l’intervention de nombreux participants et les réponses qu'elle a suscitées, nous pouvons affirmer que Raison Garder a un avenir.

Notre action doit se poursuivre dans le cadre d’une tribune intellectuelle permanente qui maintiendra une vigilance et une coordination face aux événements qui ne manqueront malheureusement pas de se produire. Des actions et des opérations diverses seront organisées qui fédèreront les forces et la bonne volonté qui se sont exprimées à nouveau dans le cadre de notre rencontre.

Un Comité de réflexion est en voie de formation.

Il est en effet important de clarifier les enjeux et le discours dans une société où la désinformation a obscurci le réel, de faire reculer la morale de démission qui s’étend, de renforcer le réseau alternatif qui s’est mis en place depuis 10 ans, de reprendre l’initiative sur tous les fronts et de nouer des contacts avec d’autres forces en France, en Europe et en Israël.

Nos projets sont importants (création d’un site internet opératoire, renforcement de la revue Controverses, manifestations publiques) et, à cet effet, nous avons toujours besoin de votre soutien.

Suite à notre premier appel, nous avons reçu les premières contributions financières et nous tenons à en remercier les généreux donateurs. Nous espérons qu’elles en susciteront d'autres, dans une stricte économie de leur utilisation. Afin que nous préservions notre complète indépendance, nous comptons sur votre soutien. Un reçu CERFA pourra vous être délivré, selon votre demande.


Merci d’écrire à :

raisongarder@dialexis.org


pour nous faire part de votre intention de don.

Jusqu'à présent le succès de notre action a dépendu de notre détermination et de notre solidarité. Sa continuité n'a pas d'autres exigences.

Avec toute notre amitié et à très bientôt.


Les signataires de la déclaration RAISON GARDER


http://www.dialexis.org/php/index.php

raisongarder@dialexis.org

19:05 Écrit par Rose Tel-aviv dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

13/06/2010

Communiqué de la CICAD

Johanne Gurfinkiel: «Il y a aujourd’hui une véritable banalisation des termes»

 

 

Le Secrétaire général de la CICAD était ce matin invité de l'émission Médialogues, sur la Radio Suisse Romande, pour aborder le thème «Flottille pour Gaza: quels mots employer ?» Extraits:

 

«Aujourd’hui, les mots et les images sont, plus que jamais, devenus des armes de destruction. Il y a une véritable banalisation des termes, qu’on retrouve dans les médias: on emploie aujourd’hui des termes comme "génocide", "colonisation", "résistants", "fascistes" et "nazis", avec un seul objectif: créer de l’émotion pour l’interlocuteur, l’auditeur ou le lecteur et lui rappeler cette période funeste que fut la Seconde Guerre mondiale en utilisant les mêmes vocables. Alors là, on n’est plus dans la liberté d’expression, dans l’échange ou la critique, on est dans l’intention de frapper son interlocuteur, de le faire réagir et de le faire adhérer à la cause. Et certains tombent évidemment là-dedans: il y a l’opinion publique qui, parfois, ne maîtrise pas le sujet parce qu’elle n’est pas suffisamment informée sur ce qu’il se passe; et il y a les responsables – politiques, des médias et autres – qui peuvent tomber dans ce type de travers, dans la surenchère et dans l’amalgame – parfois par naïveté, par angélisme, surtout par méconnaissance – et qui reprennent un certain nombre de théories qui sont parfaitement scandaleuses. […]

 

Un exemple: un texte publié dans l’un de nos quotidiens romands, dont l’auteur est une Conseillère aux Etats, romande également – vaudoise, en l’occurrence – qui fait une comparaison entre l’Exodus – ce bateau, je vous le rappelle, qui amenait des rescapés des camps de la mort vers cette terre d’accueil et de refuge qu’était Israël – et le Mavi Marmara – ce bateau qui n’avait pas pour vocation d’amener des exilés qui souhaitaient se réfugier à Gaza, mais bien un groupe d’islamistes connus sous le nom d’IHH qui avaient pour seul objectif de casser le blocus de Gaza, donc d’aller à l’affrontement, et dont nous savons, telle que l’information a été publiée, qu’ils souhaitaient mourir en "martyrs". Ça c’est la première chose, qui est déjà suffisamment importante pour qu’on s’y intéresse; la seconde, qui est beaucoup plus grave à mon goût, c’est un amalgame entre la politique israélienne et l’ensemble du peuple juif: quand l’auteur du texte nous dit: "Comment un peuple sorti des ghettos peut-il ainsi exiler ses voisins derrière des murs ?", il s’agit bien de l’ensemble des Juifs qui ont été directement les victimes de la Shoah et de la politique nazie. Ce "peuple sorti des ghettos", cela me concerne et cela concerne aussi mes aïeux et ma famille, ainsi que tous ces gens que nous connaissons à Genève – je pense notamment à Ruth Fayon, sortie du camp d’Auschwitz, et à d’autres – et on ne peut pas faire ce lien avec les choix politiques d’un gouvernement; la comparaison est inacceptable. […] On a eu le même problème avec un rédacteur en chef que je connais bien, et pour qui j’ai beaucoup d’estime, qui est Jean-François Fournier. Dans un récent éditorial dans son journal Le Nouvelliste, il se prête lui aussi à ce comparatif entre l’Exodus et le Mavi Marmara, tout en reconnaissant le fait qu’Israël a le droit de se défendre. Mais ces comparatifs n’ont pas lieu d’être !

 

Il y a encore d’autres exemples où l’on peut également s’interroger sur la velléité du journaliste: il y a un exemple récent, dans la dernière édition de L’Illustré, avec l’interview de Cornelio Sommaruga qui, d’une part, parle d’une "forme indirecte de génocide" – et ces propos sont extrêmement graves: le génocide, c’est le Rwanda, c’est d’autres événements dans le monde qui ont entrainé l’extermination d’une population par le souhait d’un gouvernement […] – et d’autre part, quand le journaliste qui interviewe Cornelio Sommaruga a des questions qui sont clairement orientées, on est en droit de s’interroger sur la crédibilité même du journaliste […]. Quand il pose la question: "Quelle a été votre première réaction en apprenant la sanglante attaque israélienne contre la flottille des pacifistes", on n’est plus dans la question objective: la messe est dite, il y a une attaque sanglante de barbares israéliens contre une flottille de pauvres pacifistes qui débarquaient comme ça avec un radeau ! Voilà un réel problème quant au poids des mots et des images.»

 

Ecouter l'émission (à partir de 5'35)

 

Source: RSR - vendredi 11 juin 2010

18:54 Écrit par Rose Tel-aviv dans Antisémitisme | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook