22/04/2012

The promise, Le serment

Le serment est une série, qui a été diffusée il y a quelques années? Sur Canal+ et qui débarque sur arte (pourquoi je ne suis pas étonnée qu’arte programme cette série). Le serment ou The promise : une série à ne pas revoir et pas acheter en DVD!

Pourquoi?

Un sujet très intéressant: la série se passe principalement en Israël!

Le style de narration se situe sur deux période : 1945 à 1948 (le grand-père) et Erine dans les années 2005.

Mais :

Une jeune fille Erine (anglaise) est la meilleure amis d'Eliza une anglaise-israélienne (israélo-anglaise?) qui a quitté Israël à l'âge de 8 ans pour vivre loin de sa famille.

1- déjà une petite remarque, pourquoi cette jf, Eliza, aurait quitté sa famille à l'âge de 8 ans pour suivre des études en Angleterre? Bon déjà un hic du scénario. Quand on sait pas comment inventer une histoire…

Comme la copine d'Erine, Eliza doit partir faire son service militaire. Erine va partir avec elle.

2- le prétexte de la série, pour qu'Erine puisse partir en Israël, qui pendant ces 1oannées d'amitiés n'avait jamais mis les pieds en Israël....

2b- Erine part en Israël soutenir Eliza, et vivre dans sa famille (la même chez qui Eliza ne pouvait habiter avant) et vivre 2 ans sans rien faire au bord d'une piscine. Ah, y en a qu'on de la chance à avoir rien d'autre à faire que de s'ennuyer! Bref

Dans le même temps. Oh heureux hasard! le grand-père d'Erine un ancien soldat anglais tombe malade, et Erine et sa mère sont chargées de nettoyer l'appartement du grand-père...et Erine tombe sur le journal intime de son grand-papa soldat: Leonard Matthews…qui était stationné où: en Israël – évidemment !-.

3- ouf! Quand on dit que le hasard n'existe pas!!!

Erine et son amie voyagent en Business class destination Tel-Aviv!

4- Pourquoi je ne prend jamais- business class moia? Ah oui! Je n’ai pas de pognon! Merde, alors comment cela se fait-il que les juifs sont tous riches, sauf moi!!! {Cynisme}

Ensuite évidement Eliza enfin ses parents a une ENOooooooooOOOrme baraque à Césarée (peut-être qu'il n'avait pas assez de place pour qu'Eliza vive à l'année chez eux?) avec piscine.

5- pourquoi je n'ai pas de piscine ? et d'ENoooooooorme villa à Césarée ou ailleurs? Ah ! Oui, merde! Je n’ai pas de pognon! Comment se fait-il que les juifs soient tous riches sauf moi???? ^^^ {Cynisme}

Pour son arrivée, Erine et Eliza font les magasins : de marque ah!

6 pourquoi je n’ai pas de sac Hermès moia? .....ah oui!! Je n'ai pas de pognon! Les remarques 4-5-6 sont les mêmes, le réalisateur du film distribue des poncifs récurrents à tour de bras. Juifs- israéliens-ont du fric.  Et on généralise...ah les vieux stéréotype antisémites ont encore de beaux jours devant eux...

Après Erine, qui est épileptique : tiens est-ce important dans l'histoire?  oui, pour pouvoir faire une crise dans une disco, devant l’indifférence et le rire des israéliens qui ne font rien.

7- alors là, comme idée tordue! Y a pas mieux, une femme s'écroule dans la foule et les gens continuent de danser en rigolant!...est-ce que cette scène est symptomatique de la société israélienene Non !

Et pour finir entre autre les premiers épisodes, Eliza commence l'armée, son frère devenu un gentil pacifiste manifeste devant sa caserne. Son frère, qui a fait son armée à Hébron est devenu pacifiste militant. La famille pacifiste d’Eliza est gauchiste.

8- encore un poncif, stéréotype, cliché. D’ailleurs c’est l’apanage des riches plein de pognon d’être gauchistes. Et puis le cas « Hébron » simplification à l’extrême d’une situation épineuse et compliquée. Et la famille, Erine n’a qu’une famille riche israélienne et gauchiste et ne fréquente pas les israéliens, elle semble vivre dans une bulle et sort dans la rue et voit des soldats armés, et elle est choquée, des armes qu’elle voit dans la rue. Là denouveau, c’est vrai que l’on voit souvent des soldats surtout le vendredi et le dimanche, puisqu’ils rentrent le wk. Cependant, c’est aussi une tranche de la vie israélienne mais seulement une face.

Après une semaine Eliza revient pour le wk, dans sa famille. Elle a une conversation affligeante avec Erine : je n’ai aucun point commun avec ces autres soldates, elles veulent tous foutre les arabes à la mer.

9- est-ce que cela vaut encore la peine de répondre ? Le mot affligeant du scénariste me vient alors à l’esprit…etc...etc..

Cette pseudo-série qui se veut historique, est en réalité une suite de cliché récurant, à la limite de l'antisémitisme, en tout cas complétement antisioniste.

Je pourrais continuer car les 2 épisodes vus de la série, sont une suite continue de manipulation:

Erine au départ sans opinion, bien qu'elle fréquentait une israélienne-juive, part avec le journal de son grand-père pour seul  repaire historique.

Erine se forge à ses opinions en vivant la vie israélienne au bord de sa piscine grand luxe dans une famille sioniste-pacifiste et en fréquentant des arabes tous si gentils!...Ils lui offrent à manger, l’amène partout où elle a envie, face aux méchants sionistes.

 


Attardons nous maintenant sur la narration selon « Leonard Matthews », Comme Erine, Leonard, n’a pas d’opinion au début de l’histoire et vit plutôt de manière assez impersonnelle- en vrai soldat- les événements auxquels il prend part. Petit à petit comme Erine, il va pouvoir se faire une opinion d’après ses propres constatations.

Évidemment, l’histoire commence en 1945 et on apprend que Leonard Matthews était à Buchenwald, qu'il a été très choqué de ce qu'il a vu (on le serait à moins) et très touché (ouf! c'est bien un être humain). D’ailleurs, c’est fou le nombre de gentils soldats britanniques ou américains qui ont libérés les camps ! Si j’osais c’est comme cette série, où les américains se retrouvent à libérer Auschwitz- à savoir que c’était les Russes, bref. Ce qui m’a fait penser à la remarque suivante : on accuse les juifs de se servir de la Shoah, mais quand çà sert les non-juifs, effectivement, cela ne leur pose aucun problème d’éthique, ni de morale.

Si maintenant on tente sommairement d'analyser le point de vue du grand-père, le sergent Leonard Matthews, qui malgré son grade a plus d'une dizaine d'hommes sous ses ordres et semble pas avoir de chef (ou si peu). Nous tombons dans de nouveaux-anciens- les mêmes Image d’Epinal. D’ailleurs le pauvre, lui aussi est orphelin !

Les juifs sont décrits comme des survivants ou des manipulateurs très cyniques. Le sergent « léonard Matthews » écrit son journal de 1945 (46) à 1948. Après son passage éclair à Buchenwald se retrouve à Chypre puis à Tel-Aviv. L'atmosphère fin de règne des occupants anglais et l'atmosphère d'après-guerre y sont assez mal déteintes. Les juifs de Leonard, sont manipulateurs, par exemple la jeune fille qu'il fréquente : Clarah (du même nom que ma grand-mère) est employée par la future administration israélienne pour rendre la vie "très heureuse" aux soldats britanniques: en résumé, Clarah est une sorte de geisha-juive à la limite de la prostitution. Elle fait l’amour avec lui par intérêt (alors que lui-même la fréquente par intérêt, mais bon, c’est un gentil soldat l’autre une méchante juive).

Waouh! Résumé, les israéliens - futurs israéliens, qu'ils fréquentent comme des victimes de la Shoah, du système des quotas et ensuite vu comme de grand perverse : manipulateurs.

Ou encore ce sont des terroristes, prêts à tout, qui devant la mort de soldats britanniques continuent de boire leur thé… encore l’indifférence juive au malheur des autres (Erine dans sa disco et les juifs sur la terrasse du café).

La perversité de la série, c’est qu’elle se veut neutre et sans opinion, on essaye de faire passer le point de vue du réalisateur pour une vérité absolue et détenteur de l’histoire. C’est faux, on réunit des clichés, des faits on les réunit et puis on trie.

Effectivement le réalisateur a du faire de nombreuses recherches pour alors bien chercher et surtout bien trouvé ce qu’il avait envie de montrer ou de démontrer.

C’est vrai, de très nombreux faits sont véridiques. L'attentat du King-David par exemple.

Cependant, on peut quand même se poser la question. De savoir si cette série antisioniste et véhiculant des stéréotypes antisémites, est une bonne chose.

 

Oui, la liberté d’expression est une bonne chose, si on en fait bon usage. Cependant quel est le but du réalisateur : Peter Kosminsky?http://en.wikipedia.org/wiki/Peter_Kosminsky

il le dit http://television.telerama.fr/television/peter-kosminsky-...

« “Il faut utiliser la télévision comme un contre-pouvoir”je pense que c’est juste, sauf que Peter komisky, aurait sans doute dû faire moins de militantisme antisémitisme et le faire avec plus de justesse historique, émotionnelle et un peu moins de ramassis de préjugés.

 

à lire

http://www.critictoo.com/bilans-de-saisons/the-promise-entre-passe-et-present-au-coeur-du-conflit-israelo-palestinien-serie-complete-christian-cooke-claire-foy-peter-kominsky-channel-4/

http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Actualite/Le-Serment-une-oeuvre-ambigue-_NG_-2011-03-18-585067

définition de stéréotype

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stéréotype

13:55 Écrit par Rose Tel-aviv dans Antisémitisme | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook

Commentaires

J'ai vu la série, je l'ai trouvée esthétiquement très bien faite et un peux trop schématique, les bons d'un côté, les méchant de l'autre etc. Je suis tombé sur votre blog en cherchant des critiques sur cette série qui m'a intrigué je l'avoue. Dans votre blog vous faites des remarques sur l'antisionisme de la fiction, remarques que je trouve pertinentes, et on passe à des accusations de favoritisme de l'antisémitisme, la chose me laisse perplexe.
Je ne suis pas un spécialiste d'histoire du moyen orient et je suis plutôt pro israélien. Vous même avait dit qu'il faudrait éviter les clichés. Avoir un point de vu critique sur la politique d'Israël, est ce forcement être antisémite?

Écrit par : maximo | 03/05/2012

évidement tout peu être subjectif, selon ses propres sensibilités.
J'ai regardé la partie 3-4 (enfin la 4) surtout. Le fait est que la série est très "machiavélique". Lorsque le "héros" dit : "les juifs arrivent pour vous tuer..". le réalisateur a volontairement ciblé les juifs de manière générale (et je cite de mémoire, c'était pas la seule fois ou les juifs étaient décris de manière très désagréable, véhiculant, l'image des juifs tueurs etc...). Ensuite, on ne nomme que rarement Israël, la fille revient voir son grand père elle dit " je reviens de Palestine".
Une manière très sournoise de nier l'existence d'Israël

C'est cela que je reproche au film, il est sournois. Tout est aussi bcp dans le nom dit.

Écrit par : rose telaviv | 03/05/2012

Je vous avoue qu'au départ j'ai trouvé le parti pris de la série pas du tout sournois ni machiavélique mais embarrassant, il y avait quelque chose du "film de propagande".
Je connais le réalisateur et la qualités des programmes d'ARTE donc j'ai voulu aller jusqu'au bout pour comprendre.
Quand dans la série le protagoniste dit "juifs" au lieu de "israéliens", pour moi c'était lié au fait que l'action se déroule à une époque ou l'état d’Israël n’existai pas encore officiellement, dalleurs on parle à un certain moment des "habitant d'un future Israël..." je cite de mémoire. Cela dit je comprend ce que vous voulez dire quand vous parlait de messages sournois.
Une chose qui m'a frappé aussi, c'est la description de la désastreuse décolonosation opéré par les britanniques dans la région, chose dont on ne parle jamais.
Personnellement, même avec tout ces défauts, cette série m'aura poussé à me renseigner et à me poser des questions, c'est déjà ça.

Écrit par : maximo | 04/05/2012

je voulais juste écrire que votre commentaire m'avait qq peu remonter le moral et j'étais heureuse de voir que tout le monde ne prenait pas tout pour "argent comptant"

Écrit par : rose telaviv | 24/05/2012

Déjà allée en terre de Palestine et c'est exactement comme ça que la vie se passe là bas. C'est une triste réalité malheureusement. L'histoire de la Naqba, la catastrophe, expulsion des palestiniens de leur PROPRE maison et un fait reconnu de l'histoire, ça n'a pas été inventé par le film THE PROMISE.

Mon Professeur, un juif de Palestine, prenait souvent l'avion en provenance de Jérusalem (endroit où il vit) pour dispenser ses cours en France. Il nous a un jour dit : "Une négociation réussie n'est pas une négociation gagnant- gagnant, une bonne négociation se traduit par un : Je gagne et je te fais croire que tu as gagné "

Aucune loyauté et pas d'humanisme mais attention à visage couvert ! Tout en sous- marin ! Voilà ce qu'on nous enseigne à HEC. Seuls les doués d'intelligence sont aptes à comprendre la dichotomie entre réalité du monde et fiction médiatique!

note de rose: propos défendu par l'auteur du post hajar

Écrit par : Hajar | 26/07/2012

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