28/09/2011

Message du président de l’Etat d’Israël

Message du président de l’Etat d’Israël, M. Shimon Peres

Mercredi 28 Septembre 2011

adressé aux Communautés juives de la diaspora à l’occasion de la nouvelle année juive 5772

source : Ambassade d'Israël


Si tout va bien, la nouvelle année annoncera la réalisation de nos aspirations à la paix, une plus grande sécurité et une croissance économique, tout en continuant à faire les efforts pour sauvegarder l’avenir du peuple juif et renforcer les liens entre Israël et nos frères juifs en Diaspora.

De nombreux évènements se sont déroulés dans la région l’an dernier, changeant la face du Moyen-Orient pour toujours. Ceci a été engendré par une jeune génération qui s’est battue avec bravoure pour se libérer de régimes oppressifs qui la gouvernait. Et ceci en  mettant sa vie en danger en exigeant des droits fondamentaux pour la liberté, la démocratie, la dignité et du travail. Jusqu’à ce que la poussière retombe, il sera difficile de savoir ce qui se passera, mais bien qu’avec des risques, l’année à venir pourra offrir d’énormes possibilités, et nous devons avoir le courage et la clairvoyance de saisir cette fenêtre d’opportunités pour assurer un avenir meilleur. La tendance vers la démocratie et la liberté dans la région bénéficieront aussi à Israël, et nous surveillerons de près ces progrès.

Des changements ont également eu lieu en Israël. Le mouvement du peuple pour une justice sociale, qui a germé à travers le pays, a démontré que le peuple d’Israël est socialement conscient et engagé, et dénote un esprit de solidarité les uns envers les autres et envers leur société. Ils sont prêts à se battre pour un avenir meilleur, pour eux et pour leurs enfants. Cela a été une expérience enrichissante d’être le témoin de centaines de milliers de personnes élever leur voix pacifiquement et à l’unisson, pour défendre leurs droits. Ici aussi une opportunité de changement existe et ne doit pas être gaspillée.

Les Juifs en Israël et les Juifs en Diaspora partagent  un destin commun ; ils sont responsables les uns des autres. Ces obligations ne doivent jamais faiblir, mais au contraire toujours se renforcer. A cette fin, éduquer la jeunesse juive sur Israël, tout en cultivant son engagement pour Israël, est d’une importance primordiale. Non moins importante est l’éducation de la jeunesse israélienne quant à leurs frères et leurs sœurs en Diaspora, en indiquant clairement aux jeunes et vieux, en Israël et à l’étranger, qu’Israël appartient à tout le peuple juif, et implique un Israël fort – Les relations avec la Diaspora constituent le pont qui nous unit. Ensemble, nous pouvons développer une vision pour l’avenir du peuple juif sur la base des valeurs juives du Tikoun Olam et de la paix.

L’année à venir sera une période critique pour Israël, pour la région entière et le monde, avec des défis complexes. En permanence unis pour faire face  aux menaces existentielles, cela nous donnera la force de l’emporter. Mais cela sera également une période d’opportunités, et j’espère que nous profiterons de ces opportunités pour créer une année de promesse, de croissance et de sécurité.

Nous nous tournons vers un avenir meilleur. De Jérusalem, j’exprime mes vœux les plus chaleureux au peuple juif à travers le monde pour une année de paix, de joie, de santé et de prospérité.

Chana Tova

Shimon Peres

Président de l’Etat d’Israël

source : http://www.connec-sion.com/Message-du-president-de-l-Etat...

11:20 Écrit par Rose Tel-aviv dans Israël | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook

27/09/2011

Shana tova vmétouka, bonne et douce année

Déjà une nouvelle année! on veillit trop vite!
les hallots sont pratiquement prêtes : miam! miam!
avec du miel c'est vraiment très bon....
Shana tova v métouka, bonne et douce année....

IMG_6380.JPG
pour en savoir plus : http://en.wikipedia.org/wiki/Rosh_Hashanah
je suis flemmarde ce soir!
à l'année prochaine!!!


Lire la suite

22:59 Écrit par Rose Tel-aviv dans judaïsme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

26/09/2011

Discours de Netanyahu à l’ONU,

Discours  de Netanyahu à l’ONU, intégral et en français,

Voici le discours intégral et adapté en français par JSSNews du Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu, à la tribune les Nations Unies le 23 septembre 2011. Un discours de paix. Un discours historique. Simplement historique.

La version originale en anglais est en ligne ici.


Merci Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs ;

Israël a tendu sa main vers la paix, depuis le moment où il a été créé, il y a 63 ans. Au nom d’Israël et du peuple juif, je tends aujourd’hui encore cette main. Je tends cette main aux peuples d’Égypte et de Jordanie, à qui je renouvelle notre amitié, pour des voisins avec qui nous avons fait la paix. Je la tends au peuple de Turquie, avec respect et bonne volonté. Je la tends aux Libyens et aux Tunisiens, avec l’aspiration pour ces peuples qu’ils se construisent un futur démocratique. Je la tends aux autres peuples d’Afrique et de la péninsule Arabique, avec qui nous souhaitons un nouveau commencement. Je la tends aux peuples du Liban, de Syrie et d’Iran qui, tous, ont le courage de combattre une répression brutale. Mais plus spécifiquement, je tends ma main aux Palestiniens, avec qui nous cherchons une paix juste et finale.

Mesdames et messieurs,

En Israël, notre espoir pour la paix n’a jamais disparu. Nos scientifiques, docteurs, innovent de manière ingénieuse pour le monde de demain. Nos artistes, nos écrivains, ont atteint l’héritage de l’humanité.

A présent, je sais que ce n’est pas exactement l’image d’Israël qui est souvent dépeinte dans cette salle. Après tout, c’est ici qu’en 1975 fut prononcée une injure à mon peuple, qui restaurait son ancienne vie biblique dans notre foyer historique… Israël avait alors honteusement été traité de raciste. Et c’est ici, en 1980, que l’accord de paix historique entre Israël et l’Egypte, n’a pas été loué. Il a été dénoncé !

Et c’est ici, année après année, qu’Israël est injustement condamné. Israël est plus condamné que toutes les nations du monde réunies !

21 des 27 résolutions de l’Assemblée Générale condamnent la seule véritable démocratie du Moyen-Orient. C’est quelque chose de malheureux. L’ONU est devenue absurde. Elle ne classe pas uniquement Israël comme le “vilain”, il met aussi à l’honneur les vrais vilains aux responsabilités. Mouammar Kadhafi de Libye en Président des Droits de l’Homme. Saddam Hussein d’Irak à la tête du comité de l’ONU sur le désarmement. Vous pouvez dire qu’il s’agit du passé… Mais voilà ce qu’il se passe aujourd’hui : le Hezbollah qui contrôle le Liban est aujourd’hui le Président du Conseil de Sécurité de l’ONU.

C’est une vérité de dire qu’une organisation terroriste préside une organisation en qui nous devons avoir confiance, à propos de la sécurité mondiale. Qui a pu laisser faire cela ?

Donc ici, à l’ONU, la majorité automatique peut décider de tout. Elle peut décider que le soleil se lève à l’ouest ou qu’il se couche à l’est. Elle peut aussi décider, ils ont décidé, que le Mur des Lamentations à Jérusalem, le lieu le plus saint du judaïsme, est un « territoire occupé palestinien ».

Mais même ici, à l’Assemblée Générale, la paix peut parfois percer. En 1984, quand j’ai été nommé ambassadeur d’Israël à l’ONU, j’ai visité le Grand Rabbin Loubavitch. Il m’a dit, et attendez messieurs, je ne veux personne d’offensé, car en tant que pratiquant, je sais qu’il y a beaucoup de femmes et d’hommes honorables, beaucoup de gens capables, qui servent leurs Nations ici… Mais voici ce que le rabbin m’a dit : « Tu vas travailler dans une maison de mensonges ». Puis il a dit : « Souviens-toi que même dans un endroit sombre, la lumière d’une petite bougie peut-être très bien vue et de loin ».

Aujourd’hui j’espère que la lumière de la vérité va brûler, même pour quelques petites minutes. Cette salle est un endroit sombre depuis trop longtemps pour mon pays.

En tant que Premier Ministre d’Israël, je ne suis pas venu ici pour gagner un prix. Je suis venu ici pour parler le langage de la vérité. La vérité est qu’Israël veut la paix ! Que je veux la paix ! Qu’au Moyen-Orient, depuis toujours et pas particulièrement en cette époque turbulente, la paix devrait être notre sécurité. La vérité est que nous ne pouvons pas obtenir la paix avec une résolution de l’ONU, mais que nous ne pourrons l’avoir qu’avec des négociations directes entre les parties concernées.

La vérité est que, jusqu’à présent, les Palestiniens ont refusé de négocier. La vérité est qu’Israël veut la paix avec un État Palestinien, mais que les Palestiniens veulent un État sans la paix.

La vérité est que vous ne devriez pas laisser cela arriver.

Mesdames et Messieurs,

Quand je suis venu ici il y a 27 ans, le monde était divisé entre l’Est et l’Ouest. Depuis, la guerre froide s’est terminée. Des grandes civilisations en ont terminé avec des siècles de sommeil. Des centaines de millions de personnes sont sorti de la pauvreté, et la chose remarquable est que cet accomplissement historique a été largement pacifique. Pourtant, une tumeur maligne se développe maintenant entre Orient et Occident. Elle menace la paix de tous. Elle ne cherche pas à libérer, mais à asservir, pas à construire, mais à détruire.

Cette tumeur maligne c’est l’Islam militant. Il se drape dans le manteau d’une grande foi, et pourtant il est le meurtrier de Juifs, Chrétiens et Musulmans, avec une impartialité impitoyable. Le 11 Septembre a tué des milliers d’Américains, et il n’a laissé que les restes des tours jumelles.

Hier soir, j’ai déposé une gerbe sur le monument du 11 septembre. C’était émouvant. Mais alors que j’y allais, une seule chose faisait écho dans mon esprit: les mots scandaleux du président de l’Iran à cette tribune hier. Il a laissé entendre que les attentats du 11 septembre étaient un complot américain.

Certains d’entre vous quitté cette salle. Chacun de vous aurait dû le faire.

Depuis le 11 septembre, les militants islamistes ont abattu d’innombrables autres innocents – à Londres et à Madrid, à Bagdad et à Mumbai, à Tel-Aviv et à Jérusalem, dans tout Israël. Je crois que le plus grand danger auquel fait face notre monde est que ce fanatisme va se doter d’armes nucléaires. Et c’est précisément ce que l’Iran essaie de faire.

Pouvez-vous imaginer l’homme qui était ici hier, pouvez-vous imaginer son armée avec des armes nucléaires? La communauté internationale doit en empêcher l’Iran avant qu’il ne soit trop tard. Si l’Iran n’est pas arrêté, nous serons tous confrontés au spectre du terrorisme nucléaire, et le printemps arabe pourrait bientôt devenir un hiver iranien. Ce serait une tragédie. Des millions d’Arabes ont envahi les rues pour remplacer la tyrannie par la liberté, et aucun arabe ne bénéficie de plus de liberté qu’en Israël. S’ils le veulent, la paix prévaudra.

C’est là ma fervente espérance. Mais en tant que Premier ministre d’Israël, je ne peux pas risquer l’avenir de l’État Juif sur une pensée magique. Les dirigeants doivent voir la réalité telle qu’elle est, non pas comme elle devrait l’être. Nous devons faire de notre mieux pour façonner l’avenir, mais nous ne pouvons pas simplement souhaiter que ces dangers soient éloignés du présent.

Et le monde autour d’Israël est sans aucun doute de plus en plus dangereux. Les militants de l’Islam ont déjà pris le Liban et Gaza. Ils sont déterminés à déchirer les traités de paix entre Israël et l’Égypte et entre Israël et la Jordanie. Ils ont empoisonnés les esprits de nombreux Arabes contre les Juifs et Israël, contre l’Amérique et l’Occident. Ils ne s’opposent pas aux politiques d’Israël, mais l’existence d’Israël.


A présent, certains affirment que la propagation de l’Islam militant, surtout en ces temps troublés — si vous souhaitez la ralentir, affirment-ils, Israël doit se dépêcher de faire des concessions, de faire des compromis territoriaux. Et cette théorie paraît simple. Fondamentalement, cela va ainsi : quitter le territoire, et la paix avancera. Les modérés seront renforcés, les radicaux seront tenus à distance. Et ne vous inquiétez pas au sujet des détails agaçants comme la façon dont Israël sera réellement défendable, les troupes internationales feront le travail.

Ces gens me disent constamment : il suffit de faire une offre d’échanges de terres et tout va s’arranger. Vous savez, il y a un seul problème avec cette théorie. Nous avons essayé et cela n’a pas fonctionné. En 2000, Israël a fait une offre de paix avec échanges de territoires qui répondait à pratiquement toutes les demandes palestiniennes. Arafat a rejeté l’offre. Les Palestiniens ont ensuite lancé une attaque terroriste qui a coûté un millier de vies israéliennes.

Le Premier ministre Ehud Olmert a ensuite fait une offre encore plus radicale en 2008. Le président Abbas n’a même pas répondu.

Mais Israël ne s’est pas contenté de faire des offres d’échanges de territoires. Nous avons en fait quitté des territoires. Nous nous sommes retirés du Liban en 2000 mais aussi chaque centimètre carré de Gaza en 2005. Cela n’a pas calmé la tempête islamique, la tempête du militantisme islamique qui nous menace. Il ne l’a rendue que plus proche et plus forte.

Le Hezbollah et le Hamas ont tiré des milliers de roquettes contre nos villes bien que nous ayons quitté leurs territoires. Voyez, quand Israël a quitté le Liban et Gaza, les modérés n’ont pas vaincus les radicaux : les modérés ont été dévorés par les radicaux. Et je regrette de dire que les troupes internationales comme la FINUL au Liban et UBAM à Gaza n’ont pas empêché les radicaux d’attaquer Israël.

Nous avons quitté Gaza dans l’espoir de la paix.

Nous n’avons pas gelé les implantations de Gaza, nous les avons déracinés. Nous avons fait exactement ce que dit la théorie: Sortez, revenez aux frontières de 1967, démanteler les localités.

Et je ne pense pas que les gens se souviennent à quel point nous sommes allés loin pour atteindre cet objectif. Nous avons déraciné des milliers de personnes de leurs maisons. Nous avons tiré les enfants hors de leurs écoles et de leurs jardins d’enfants. Nous avons passé le bulldozer sur les synagogues. Nous avons même déplacé les tombes. Et puis, après avoir fait tout cela, nous avons donné les clés de Gaza au président Abbas.

La théorie indiquait que tout devait s’arranger, et que le président Abbas et l’Autorité palestinienne pouvaient désormais construire un pays pacifique à Gaza. Vous pouvez vous rappeler que le monde entier a applaudi. Ils ont applaudi notre retrait comme un acte politique très fort. C’était un acte audacieux pour la paix.

Mais, Mesdames et Messieurs, nous n’avons pas obtenu la paix. Nous avons obtenu la guerre. Nous avons obtenu l’Iran, qui, par son mandataire Hamas a rapidement chassé l’Autorité palestinienne.

suite:

Lire la suite

13:44 Écrit par Rose Tel-aviv dans désinformation-information | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook

23/09/2011

Un peuple de philosophes

Un peuple de philosophes aux origines de la condition juive Un grand érudit parle de l’identité juive et évoque un judaïsme lointain et pourtant si proche de nous: celui des juifs de l’empire grec, sous Alexandre le Grand, il y a 25 siècles environ... A travers l’analyse minutieuse de papyrus et inscriptions de l’époque, Joseph Mélèze nous présente un judaïsme pré-talmudique, à l’aube de la naissance du christianisme. Il montre la hala'ha, les règles de vie, dans leur application quotidienne avant même leur codification, des siècles plus tard par le Talmud.
Il montre à la fois comment les anciens Grecs percevaient les Juifs et leur religion et de quelle manière les juifs d’Alexandrie combinaient savamment tradition juive et culture grecque.
Une histoire ancienne d'une étonnante actualité.

voir la vidéo: http://www.akadem.org/sommaire/series/module_10116.php

Shabbat Shalom!

 

10:45 Écrit par Rose Tel-aviv dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

21/09/2011

se préparer en vue d'un futur état...palestinien

Se préparer en vue d'un futur Etat Par SETH FRANTZMAN

Un homme se jette sur un autre, armé d'un couteau. Au dernier moment, la victime sort une matraque extensible de 53 cm et fait mine de frapper son agresseur au bras. "Vous avez vu comment j'ai fait ?", demande l'instructeur-victime à ses élèves. Les futurs sergents palestiniens hochent la tête. Cette démonstration fait partie d'un stage de deux semaines, intégré à l'année de formation des policiers, à Salfit, en Judée-Samarie.

Salfit paraît un choix étrange pour accueillir l'administration de tout un district de l'Autorité palestinienne. Situé au sud d'Ariel, l'endroit abrite plus de 8 000 habitants. Ses institutions gèrent les services dont bénéficient quelque 64 000 Palestiniens des zones montagneuses de Samarie.

C'est un village arabe typique de Judée-Samarie : ses habitants ne sont ni riches ni pauvres, il est entouré de collines couvertes d'épineux, d'oliviers et de roche blanche. Les enseignes de l'aide internationale sont partout, autre caractéristique des villes de la région : ici une clinique de la Croix-Rouge allemande, là un panneau présentant un projet de l'Union européenne. L'artère centrale est une belle rue toute neuve, séparée en son milieu.
Depuis quelques mois, Salfit sert de cadre à un programme de formation du Shorta al-Mourour, la police palestinienne chargée de la circulation. Un programme soutenu par une mission de l'Union européenne appelée EUPOL COPPS.

"Tolérance zéro contre
les infractions mineures"

L'EUPOL COPPS a été inaugurée en janvier 2006, soit trois mois avant le départ forcé des contrôleurs européens placés au point de passage de Rafiah, entre Gaza et l'Egypte, et un an et demi avant la prise de possession de la bande de Gaza par le Hamas. On n'en connaît pas la genèse avec précision, mais elle s'inscrit sans doute dans le cadre des efforts occidentaux déployés pour cimenter l'AP et l'empêcher de sombrer dans le chaos, comme Gaza au lendemain du désengagement de 2005.

Le 20 juillet dernier, l'UE avait invité la presse à une démonstration policière organisée dans la cour d'une école de garçons de Salfit. Des enfants, des adolescents et quelques adultes, dont un membre des forces de sécurité nationales palestiniennes, composaient le public.
Une brigade de 14 agents de circulation, âgés de 30 à 40 ans, écoutait avec attention son commandant. Les agents de circulation portent l'uniforme bleu ciel de la police palestinienne. Depuis la création d'une police à niveaux multiples par l'ex-dirigeant de l'OLP, Yasser Arafat, difficile de distinguer les différents services les uns des autres. A l'entrée de Salfit, par exemple, le point de passage est tenu par une unité extérieure à la police palestinienne.

Sufyan Omariya, chargé des relations publiques de la police civile palestinienne (PCP), se félicite. "C'est le 4e stage de formation de policiers, organisé à Salfit. Il est consacré aux tactiques d'autodéfense. L'idée est de décupler les capacités de la police dans ses démêlés avec les automobilistes, pour gérer les violations de la loi qui peuvent survenir dans la société palestinienne."
Pendant 15 minutes, les agents de circulation font donc trois exercices : le premier consiste à interpeller un suspect en pleine rue, le deuxième concerne une moto qui poursuit une voiture et le troisième est un simple contrôle d'identité de conducteur.

Rien de bien excitant, donc, mais de quoi faire comprendre la nécessité de former les agents de A à Z, afin de créer une société de droit et d'ordre où les institutions de l'Etat seront respectées par tous. C'est là l'objectif que se sont fixé les Palestiniens et leurs conseillers de l'UE, dans la lignée de la théorie des "vitrines brisées" de la police de New York, devenue célèbre dans les années 1990 : une tolérance zéro pour les infractions mineures conduit à une réduction de la criminalité dans une société.

Estela Argudin-Pombo, petite brune menue, membre de la délégation de l'UE à Salfit, Naplouse et Kalkilya, est l'une des rares femmes-policières de la mission. Pour elle, le programme a porté ses fruits. Conseillère chargée de fournir des idées, un soutien et un contrôle, elle dit avoir vu peu de petits délits de rue dans la société palestinienne. "J'ai patrouillé dans les quartiers difficiles de Barcelone et il n'y a aucune comparaison. Mais en termes de travail communautaire, l'idée est la même", explique-t-elle.

Ici, on insiste sur le travail de proximité : les policiers mènent par exemple auprès des enfants un programme de sensibilisation intitulé "Jeunes policiers" et aident même à la récolte des olives.

Attention : manteau et chapeau suspects !

Dans un autre cours de démonstration organisé pour les journalistes, les formateurs palestiniens font effectuer deux exercices à leurs 14 élèves. Le premier fait intervenir une nouvelle tactique défensive pour contrer une attaque au couteau : l'agent de police doit se défendre et neutraliser l'agresseur sans le tuer. Car il n'est pas question de tuer, d'autant que les agents de la circulation ne sont ni armés ni formés à l'utilisation d'armes à feu. Les conseillers de l'EUPOL sont intraitables sur ce point. "Nous ne sommes pas là pour leur apprendre à tirer", explique Jean-Frédéric Martin, membre de la mission depuis cinq ans et chargé de former la police anti-émeutes. "Pour cela, qu'ils aillent ailleurs, en Jordanie, par exemple." L'un des formateurs palestiniens ne répugne toutefois pas à faire montre de ses talents en la matière : jouant avec un pistolet bleu en plastique, il le fait tourner, façon Robocop, et le sort de derrière son dos alors qu'il sert de garde armé à l'arrière d'une moto.

La mission de l'UE a axé ses efforts sur la création d'une structure de formation locale et insiste sur le fait que son rôle consiste à "soutenir", et non à entraîner. Ses publications stipulent en effet que"le soutien de l'UE a pour but d'accroître la sécurité de la population palestinienne et d'aider l'AP à appliquer son programme de respect de la loi."
Le formateur explique à ses hommes comment repérer un individu suspect : "Par exemple, à Jéricho, les gens s'habillent léger. Alors si vous voyez quelqu'un avec un manteau et un chapeau, vous pouvez en déduire que ce n'est pas un habitant de Jéricho et qu'il peut être suspect." Dans une autre leçon, les policiers apprennent l'importance de communiquer avec la communauté : "Nous devons nous assurer que vous connaissez tous les citoyens que vous croisez. Il faut savoir que les gens ne vous voient pas comme des agents de la circulation, mais comme des membres de la police. Certains auront peur de s'approcher de vous, et ce sera donc à vous de prendre l'initiative. Quand vous êtes dans la rue, ne restez pas à l'écart : mêlez-vous aux gens et parlez avec eux."

suite sur http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?apage=2&cid=130...

20:23 Écrit par Rose Tel-aviv dans désinformation-information | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

20/09/2011

L'espoir

 

source d'émotions :L'espoir nous est révélé comme profondément humain. Eugène Borowitz l'exprime dans ces termes : « Les Juifs doivent sortir d'Égypte bien qu'ils sachent qu'ils sont portés sur des ailes d'aigles. Les juges et les rois juifs doivent conduire leurs armées vers la bataille même quand on leur a dit que le Seigneur combattra pour eux… attendre l'aide de Dieu ne signifie pas renoncer à la responsabilité en ce qui concerne ce que les hommes doivent encore faire. Seulement, quand tout a été fait, on attend un miracle ».

 

par Judith Berinstein

On raconte qu’une nuit, dans un village lointain, l’unique horloger qui vivait là est mort.
L’un après l’autre, les horloges ont commencé à mal fonctionner jusqu’à ce que, finalement,
elles aient cessé de marquer les heures quand leurs propriétaires ont décidé d’arrêter de les remonter.
Tous les villageois ont agi de la même façon, tous, excepté un homme qui
- bien que conscient que son horloge ne fonctionnait pas bien
- a continué de la remonter tous les jours.
Des années plus tard, un autre horloger arriva enfin au village.
Les villageois se sont empressés de chercher leurs horloges pour les faire parvenir,
dès que possible, à celui qui pourrait les réparer.
Mais, bien que l’horloger ait tenté de le faire, il ne put réparer aucune des horloges arrêtées.
Leurs mécanismes délicats s’étaient oxydés.
Seulement une horloge a pu être réparée : celle de l’homme qui, obstiné et avec espoir,
avait continué de remonter son horloge pendant toutes ces années, jour après jour.....

 

 

lire la suite ici http://www.morim.org/getfile.aspx?id=7212

10:31 Écrit par Rose Tel-aviv dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

16/09/2011

COMMUNIQUE DE France-Israël: Lettre ouverte au Président de la République

COMMUNIQUE DE France-Israël Marseille du 15 septembre 2011

La France doit s'opposer à la mascarade de Mahmoud Abbas à l'ONU !

Lettre ouverte au Président de la République

Monsieur le Président de la République

A l'occasion de la 66e session de l'Assemblée générale des Nations Unies qui s'est ouverte mardi 13 septembre, M. Mahmoud Abbas se propose de présenter un projet de résolution visant à la reconnaissance d'un état palestinien sans négociation préalable avec Israël.

Il vous revient, au nom de la France, de dissuader M. Abbas de poursuivre cette initiative qui risque de compromettre pour longtemps toute perspective de paix, et de faire savoir, comme les Etats-Unis ou l'Allemagne, qu'en cas de vote, notre pays s'opposera au texte palestinien devant le Conseil de Sécurité comme devant l'Assemblée générale.

Toutes les résolutions des instances internationales (la résolution 242 de l'ONU et celles qui reprennent les termes) et les traités passés entre les parties dans le cadre des accords d'Oslo renvoient le règlement des différends et l'élaboration de solutions à des négociations entre les parties. De plus, l'Union européenne, - elle implique la France -, est co-signataire et garante de l'application des Accords intérimaires de 1995, dits "Oslo 2", qui réaffirment ce principe de négociation entre les parties et prohibent les initiatives unilatérales comme celle que les responsables palestiniens de Ramallah veulent aujourd'hui promouvoir.

Il vous appartient d'œuvrer pour assurer la fidélité de l'Union européenne à sa propre signature.

Depuis l'arrivée au pouvoir en Israël de l'administration Netanyahou à la fin mars 2009, M. Mahmoud Abbas s'est délibérément opposé à toute véritable reprise des négociations. Il a d'abord refusé de négocier directement avec Israël. Puis sous la pression des Américains lassés de ses tergiversations, il a accepté de participer à une session de pourparlers directs entamée à Washington au début septembre 2010. Mais il a quitté la conférence quelques jours plus tard, exigeant que la partie israélienne se soumette à ses demandes alors que les entretiens étaient basés sur le principe de la négociation sans préalables. Ce principe était en œuvre depuis déjà une quinzaine d'années dans les négociations israélo-palestiniennes. Depuis, M. Abbas a dissimulé sa détermination à ne pas se laisser entrainer dans des négociations en multipliant les préalables à sa participation.

M. Mahmoud Abbas a de sérieux motifs de refuser de négocier. L'aboutissement d'une négociation aurait des conséquences qu'il désire absolument éviter:

- il devrait d'abord s'engager à mettre un terme définitif au conflit et à ne plus présenter de revendications ultérieures;

- il devrait reconnaître par son paraphe l'existence d'un état non-musulman, un état juif, sur une partie de l'ancienne Palestine;

- il devrait accepter de renoncer au "droit au retour" des réfugiés palestiniens, qui signifierait la fin de la majorité juive de l'état d'Israël;

- il devrait accepter un compromis territorial et diverses clauses encadrant la souveraineté du futur état.

Le choix d'une reconnaissance unilatérale, sans négociations, lui évite d'assumer ces engagements indispensables, ceux d'un homme d'état recherchant réellement la paix. En même temps, la création unilatérale de l'Etat palestinien, un coup de force au regard des obligations déjà actées de la partie palestinienne, laisserait sans solution les problèmes pendants entre les parties, et ils sont majeurs. Elle dégagerait aussi la partie israélienne de ses propres obligations, remettant à une échéance indéterminée toute avancée en direction d'un règlement et de la pacification du Proche Orient.

Ce coup de force pourrait avoir des conséquences sérieuses pour les Palestiniens eux-mêmes qui risqueraient de perdre certains soutiens importants comme celui de l'aide américaine. Il témoigne aussi de l'incapacité actuelle des Palestiniens de construire véritablement un état dont le destin ne soit pas, à l'instar de Gaza ou du Sud Liban, de devenir une aire de terrorisme et de guerre sainte.

Cette incapacité se manifeste aussi par l'absence d'élections dans les Territoires. Le mandat de M. Mahmoud Abbas s'est achevé il y a plus de deux ans et il n'est toujours pas remis aux électeurs, ce qui qualifie mal ce dirigeant comme acteur de la scène internationale. Les élections locales, annoncées de temps à autre, sont toujours reportées.

Les Territoires susceptibles de former la base du nouvel état sont dirigés par deux mouvements différents, profondément antagonistes, en guerre ouverte ou larvée depuis juin 2007, dont l'un, le Hamas, est inscrit sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.

Enfin, l'incitation à la haine des Juifs et le culte des héros terroristes, qui sont les deux ingrédients de la guerre perpétuelle, n'ont jamais cessé de fleurir en Cisjordanie sous l'autorité de M. Abbas, comme à Gaza sous la férule du Hamas. C'est une politique tout à fait surprenante pour une entité qui s'affiche comme "modérée " et en recherche de la paix.

Et qui peut éviter de penser que M. Abbas craint en fait que tout accord avec Israël fasse de lui, à l'instar du courageux Anouar al Sadate, la cible première d'islamistes fanatiques?

C'est en fait à une mascarade que M. Abbas invite la communauté internationale, entamant un peu plus la crédibilité de l'Assemblée générale de l'ONU, soumise à des majorités automatiques où l'on retrouve tout ce que la planète compte d'états racistes, dictatoriaux ou autoritaires. C'est un artifice destiné à isoler momentanément Israël et les Etats-Unis, qui peut conduire à l'affichage de divisions profondes au sein même de l'Union européenne.

Il est du devoir de la France de s'opposer à ce coup de force, et de contribuer par la persuasion et par le vote au retour à des méthodes légales et pertinentes dans le processus de règlement du conflit israélo-palestinien.

Avec nos respectueuses salutations,

Pour le Bureau, le 14 septembre 2011

Jean-Pierre Bensimon, président

 

France-Israël Marseille
Section locale de l'Association France-Israël, alliance du général Koenig
BP 42 13266 Marseille cedex 08                             Tél: 06 34 42 84 59

l

Deux liens à lire aussi

Netanyahou : Sarkozy veut que les Palestiniens reconnaissent Israël comme l'État du peuple juif :

http://www.lepoint.fr/monde/netanyahou-sarkozy-veut-que-les-palestiniens-reconnaissent-israel-comme-l-etat-du-peuple-juif-05-05-2011-1327440_24.php

Grossman : « Qu'Israël le premier reconnaisse la Palestine »:

http://www.rue89.com/entretien/2011/09/11/grossman-quisrael-le-premier-reconnaisse-la-palestine-221047

11:49 Écrit par Rose Tel-aviv dans Israël | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook