• Message du président de l’Etat d’Israël

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    Message du président de l’Etat d’Israël, M. Shimon Peres

    Mercredi 28 Septembre 2011

    adressé aux Communautés juives de la diaspora à l’occasion de la nouvelle année juive 5772

    source : Ambassade d'Israël


    Si tout va bien, la nouvelle année annoncera la réalisation de nos aspirations à la paix, une plus grande sécurité et une croissance économique, tout en continuant à faire les efforts pour sauvegarder l’avenir du peuple juif et renforcer les liens entre Israël et nos frères juifs en Diaspora.

    De nombreux évènements se sont déroulés dans la région l’an dernier, changeant la face du Moyen-Orient pour toujours. Ceci a été engendré par une jeune génération qui s’est battue avec bravoure pour se libérer de régimes oppressifs qui la gouvernait. Et ceci en  mettant sa vie en danger en exigeant des droits fondamentaux pour la liberté, la démocratie, la dignité et du travail. Jusqu’à ce que la poussière retombe, il sera difficile de savoir ce qui se passera, mais bien qu’avec des risques, l’année à venir pourra offrir d’énormes possibilités, et nous devons avoir le courage et la clairvoyance de saisir cette fenêtre d’opportunités pour assurer un avenir meilleur. La tendance vers la démocratie et la liberté dans la région bénéficieront aussi à Israël, et nous surveillerons de près ces progrès.

    Des changements ont également eu lieu en Israël. Le mouvement du peuple pour une justice sociale, qui a germé à travers le pays, a démontré que le peuple d’Israël est socialement conscient et engagé, et dénote un esprit de solidarité les uns envers les autres et envers leur société. Ils sont prêts à se battre pour un avenir meilleur, pour eux et pour leurs enfants. Cela a été une expérience enrichissante d’être le témoin de centaines de milliers de personnes élever leur voix pacifiquement et à l’unisson, pour défendre leurs droits. Ici aussi une opportunité de changement existe et ne doit pas être gaspillée.

    Les Juifs en Israël et les Juifs en Diaspora partagent  un destin commun ; ils sont responsables les uns des autres. Ces obligations ne doivent jamais faiblir, mais au contraire toujours se renforcer. A cette fin, éduquer la jeunesse juive sur Israël, tout en cultivant son engagement pour Israël, est d’une importance primordiale. Non moins importante est l’éducation de la jeunesse israélienne quant à leurs frères et leurs sœurs en Diaspora, en indiquant clairement aux jeunes et vieux, en Israël et à l’étranger, qu’Israël appartient à tout le peuple juif, et implique un Israël fort – Les relations avec la Diaspora constituent le pont qui nous unit. Ensemble, nous pouvons développer une vision pour l’avenir du peuple juif sur la base des valeurs juives du Tikoun Olam et de la paix.

    L’année à venir sera une période critique pour Israël, pour la région entière et le monde, avec des défis complexes. En permanence unis pour faire face  aux menaces existentielles, cela nous donnera la force de l’emporter. Mais cela sera également une période d’opportunités, et j’espère que nous profiterons de ces opportunités pour créer une année de promesse, de croissance et de sécurité.

    Nous nous tournons vers un avenir meilleur. De Jérusalem, j’exprime mes vœux les plus chaleureux au peuple juif à travers le monde pour une année de paix, de joie, de santé et de prospérité.

    Chana Tova

    Shimon Peres

    Président de l’Etat d’Israël

    source : http://www.connec-sion.com/Message-du-president-de-l-Etat-d-Israel-M-Shimon-Peres_a1020.html?preaction=nl&id=10650476&idnl=97471&

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  • Shana tova vmétouka, bonne et douce année

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    Déjà une nouvelle année! on veillit trop vite!
    les hallots sont pratiquement prêtes : miam! miam!
    avec du miel c'est vraiment très bon....
    Shana tova v métouka, bonne et douce année....

    IMG_6380.JPG
    pour en savoir plus : http://en.wikipedia.org/wiki/Rosh_Hashanah
    je suis flemmarde ce soir!
    à l'année prochaine!!!


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  • Discours de Netanyahu à l’ONU,

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    Discours  de Netanyahu à l’ONU, intégral et en français,

    Voici le discours intégral et adapté en français par JSSNews du Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu, à la tribune les Nations Unies le 23 septembre 2011. Un discours de paix. Un discours historique. Simplement historique.

    La version originale en anglais est en ligne ici.


    Merci Monsieur le Président,

    Mesdames et Messieurs ;

    Israël a tendu sa main vers la paix, depuis le moment où il a été créé, il y a 63 ans. Au nom d’Israël et du peuple juif, je tends aujourd’hui encore cette main. Je tends cette main aux peuples d’Égypte et de Jordanie, à qui je renouvelle notre amitié, pour des voisins avec qui nous avons fait la paix. Je la tends au peuple de Turquie, avec respect et bonne volonté. Je la tends aux Libyens et aux Tunisiens, avec l’aspiration pour ces peuples qu’ils se construisent un futur démocratique. Je la tends aux autres peuples d’Afrique et de la péninsule Arabique, avec qui nous souhaitons un nouveau commencement. Je la tends aux peuples du Liban, de Syrie et d’Iran qui, tous, ont le courage de combattre une répression brutale. Mais plus spécifiquement, je tends ma main aux Palestiniens, avec qui nous cherchons une paix juste et finale.

    Mesdames et messieurs,

    En Israël, notre espoir pour la paix n’a jamais disparu. Nos scientifiques, docteurs, innovent de manière ingénieuse pour le monde de demain. Nos artistes, nos écrivains, ont atteint l’héritage de l’humanité.

    A présent, je sais que ce n’est pas exactement l’image d’Israël qui est souvent dépeinte dans cette salle. Après tout, c’est ici qu’en 1975 fut prononcée une injure à mon peuple, qui restaurait son ancienne vie biblique dans notre foyer historique… Israël avait alors honteusement été traité de raciste. Et c’est ici, en 1980, que l’accord de paix historique entre Israël et l’Egypte, n’a pas été loué. Il a été dénoncé !

    Et c’est ici, année après année, qu’Israël est injustement condamné. Israël est plus condamné que toutes les nations du monde réunies !

    21 des 27 résolutions de l’Assemblée Générale condamnent la seule véritable démocratie du Moyen-Orient. C’est quelque chose de malheureux. L’ONU est devenue absurde. Elle ne classe pas uniquement Israël comme le “vilain”, il met aussi à l’honneur les vrais vilains aux responsabilités. Mouammar Kadhafi de Libye en Président des Droits de l’Homme. Saddam Hussein d’Irak à la tête du comité de l’ONU sur le désarmement. Vous pouvez dire qu’il s’agit du passé… Mais voilà ce qu’il se passe aujourd’hui : le Hezbollah qui contrôle le Liban est aujourd’hui le Président du Conseil de Sécurité de l’ONU.

    C’est une vérité de dire qu’une organisation terroriste préside une organisation en qui nous devons avoir confiance, à propos de la sécurité mondiale. Qui a pu laisser faire cela ?

    Donc ici, à l’ONU, la majorité automatique peut décider de tout. Elle peut décider que le soleil se lève à l’ouest ou qu’il se couche à l’est. Elle peut aussi décider, ils ont décidé, que le Mur des Lamentations à Jérusalem, le lieu le plus saint du judaïsme, est un « territoire occupé palestinien ».

    Mais même ici, à l’Assemblée Générale, la paix peut parfois percer. En 1984, quand j’ai été nommé ambassadeur d’Israël à l’ONU, j’ai visité le Grand Rabbin Loubavitch. Il m’a dit, et attendez messieurs, je ne veux personne d’offensé, car en tant que pratiquant, je sais qu’il y a beaucoup de femmes et d’hommes honorables, beaucoup de gens capables, qui servent leurs Nations ici… Mais voici ce que le rabbin m’a dit : « Tu vas travailler dans une maison de mensonges ». Puis il a dit : « Souviens-toi que même dans un endroit sombre, la lumière d’une petite bougie peut-être très bien vue et de loin ».

    Aujourd’hui j’espère que la lumière de la vérité va brûler, même pour quelques petites minutes. Cette salle est un endroit sombre depuis trop longtemps pour mon pays.

    En tant que Premier Ministre d’Israël, je ne suis pas venu ici pour gagner un prix. Je suis venu ici pour parler le langage de la vérité. La vérité est qu’Israël veut la paix ! Que je veux la paix ! Qu’au Moyen-Orient, depuis toujours et pas particulièrement en cette époque turbulente, la paix devrait être notre sécurité. La vérité est que nous ne pouvons pas obtenir la paix avec une résolution de l’ONU, mais que nous ne pourrons l’avoir qu’avec des négociations directes entre les parties concernées.

    La vérité est que, jusqu’à présent, les Palestiniens ont refusé de négocier. La vérité est qu’Israël veut la paix avec un État Palestinien, mais que les Palestiniens veulent un État sans la paix.

    La vérité est que vous ne devriez pas laisser cela arriver.

    Mesdames et Messieurs,

    Quand je suis venu ici il y a 27 ans, le monde était divisé entre l’Est et l’Ouest. Depuis, la guerre froide s’est terminée. Des grandes civilisations en ont terminé avec des siècles de sommeil. Des centaines de millions de personnes sont sorti de la pauvreté, et la chose remarquable est que cet accomplissement historique a été largement pacifique. Pourtant, une tumeur maligne se développe maintenant entre Orient et Occident. Elle menace la paix de tous. Elle ne cherche pas à libérer, mais à asservir, pas à construire, mais à détruire.

    Cette tumeur maligne c’est l’Islam militant. Il se drape dans le manteau d’une grande foi, et pourtant il est le meurtrier de Juifs, Chrétiens et Musulmans, avec une impartialité impitoyable. Le 11 Septembre a tué des milliers d’Américains, et il n’a laissé que les restes des tours jumelles.

    Hier soir, j’ai déposé une gerbe sur le monument du 11 septembre. C’était émouvant. Mais alors que j’y allais, une seule chose faisait écho dans mon esprit: les mots scandaleux du président de l’Iran à cette tribune hier. Il a laissé entendre que les attentats du 11 septembre étaient un complot américain.

    Certains d’entre vous quitté cette salle. Chacun de vous aurait dû le faire.

    Depuis le 11 septembre, les militants islamistes ont abattu d’innombrables autres innocents – à Londres et à Madrid, à Bagdad et à Mumbai, à Tel-Aviv et à Jérusalem, dans tout Israël. Je crois que le plus grand danger auquel fait face notre monde est que ce fanatisme va se doter d’armes nucléaires. Et c’est précisément ce que l’Iran essaie de faire.

    Pouvez-vous imaginer l’homme qui était ici hier, pouvez-vous imaginer son armée avec des armes nucléaires? La communauté internationale doit en empêcher l’Iran avant qu’il ne soit trop tard. Si l’Iran n’est pas arrêté, nous serons tous confrontés au spectre du terrorisme nucléaire, et le printemps arabe pourrait bientôt devenir un hiver iranien. Ce serait une tragédie. Des millions d’Arabes ont envahi les rues pour remplacer la tyrannie par la liberté, et aucun arabe ne bénéficie de plus de liberté qu’en Israël. S’ils le veulent, la paix prévaudra.

    C’est là ma fervente espérance. Mais en tant que Premier ministre d’Israël, je ne peux pas risquer l’avenir de l’État Juif sur une pensée magique. Les dirigeants doivent voir la réalité telle qu’elle est, non pas comme elle devrait l’être. Nous devons faire de notre mieux pour façonner l’avenir, mais nous ne pouvons pas simplement souhaiter que ces dangers soient éloignés du présent.

    Et le monde autour d’Israël est sans aucun doute de plus en plus dangereux. Les militants de l’Islam ont déjà pris le Liban et Gaza. Ils sont déterminés à déchirer les traités de paix entre Israël et l’Égypte et entre Israël et la Jordanie. Ils ont empoisonnés les esprits de nombreux Arabes contre les Juifs et Israël, contre l’Amérique et l’Occident. Ils ne s’opposent pas aux politiques d’Israël, mais l’existence d’Israël.


    A présent, certains affirment que la propagation de l’Islam militant, surtout en ces temps troublés — si vous souhaitez la ralentir, affirment-ils, Israël doit se dépêcher de faire des concessions, de faire des compromis territoriaux. Et cette théorie paraît simple. Fondamentalement, cela va ainsi : quitter le territoire, et la paix avancera. Les modérés seront renforcés, les radicaux seront tenus à distance. Et ne vous inquiétez pas au sujet des détails agaçants comme la façon dont Israël sera réellement défendable, les troupes internationales feront le travail.

    Ces gens me disent constamment : il suffit de faire une offre d’échanges de terres et tout va s’arranger. Vous savez, il y a un seul problème avec cette théorie. Nous avons essayé et cela n’a pas fonctionné. En 2000, Israël a fait une offre de paix avec échanges de territoires qui répondait à pratiquement toutes les demandes palestiniennes. Arafat a rejeté l’offre. Les Palestiniens ont ensuite lancé une attaque terroriste qui a coûté un millier de vies israéliennes.

    Le Premier ministre Ehud Olmert a ensuite fait une offre encore plus radicale en 2008. Le président Abbas n’a même pas répondu.

    Mais Israël ne s’est pas contenté de faire des offres d’échanges de territoires. Nous avons en fait quitté des territoires. Nous nous sommes retirés du Liban en 2000 mais aussi chaque centimètre carré de Gaza en 2005. Cela n’a pas calmé la tempête islamique, la tempête du militantisme islamique qui nous menace. Il ne l’a rendue que plus proche et plus forte.

    Le Hezbollah et le Hamas ont tiré des milliers de roquettes contre nos villes bien que nous ayons quitté leurs territoires. Voyez, quand Israël a quitté le Liban et Gaza, les modérés n’ont pas vaincus les radicaux : les modérés ont été dévorés par les radicaux. Et je regrette de dire que les troupes internationales comme la FINUL au Liban et UBAM à Gaza n’ont pas empêché les radicaux d’attaquer Israël.

    Nous avons quitté Gaza dans l’espoir de la paix.

    Nous n’avons pas gelé les implantations de Gaza, nous les avons déracinés. Nous avons fait exactement ce que dit la théorie: Sortez, revenez aux frontières de 1967, démanteler les localités.

    Et je ne pense pas que les gens se souviennent à quel point nous sommes allés loin pour atteindre cet objectif. Nous avons déraciné des milliers de personnes de leurs maisons. Nous avons tiré les enfants hors de leurs écoles et de leurs jardins d’enfants. Nous avons passé le bulldozer sur les synagogues. Nous avons même déplacé les tombes. Et puis, après avoir fait tout cela, nous avons donné les clés de Gaza au président Abbas.

    La théorie indiquait que tout devait s’arranger, et que le président Abbas et l’Autorité palestinienne pouvaient désormais construire un pays pacifique à Gaza. Vous pouvez vous rappeler que le monde entier a applaudi. Ils ont applaudi notre retrait comme un acte politique très fort. C’était un acte audacieux pour la paix.

    Mais, Mesdames et Messieurs, nous n’avons pas obtenu la paix. Nous avons obtenu la guerre. Nous avons obtenu l’Iran, qui, par son mandataire Hamas a rapidement chassé l’Autorité palestinienne.

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