21/09/2011

se préparer en vue d'un futur état...palestinien

Se préparer en vue d'un futur Etat Par SETH FRANTZMAN

Un homme se jette sur un autre, armé d'un couteau. Au dernier moment, la victime sort une matraque extensible de 53 cm et fait mine de frapper son agresseur au bras. "Vous avez vu comment j'ai fait ?", demande l'instructeur-victime à ses élèves. Les futurs sergents palestiniens hochent la tête. Cette démonstration fait partie d'un stage de deux semaines, intégré à l'année de formation des policiers, à Salfit, en Judée-Samarie.

Salfit paraît un choix étrange pour accueillir l'administration de tout un district de l'Autorité palestinienne. Situé au sud d'Ariel, l'endroit abrite plus de 8 000 habitants. Ses institutions gèrent les services dont bénéficient quelque 64 000 Palestiniens des zones montagneuses de Samarie.

C'est un village arabe typique de Judée-Samarie : ses habitants ne sont ni riches ni pauvres, il est entouré de collines couvertes d'épineux, d'oliviers et de roche blanche. Les enseignes de l'aide internationale sont partout, autre caractéristique des villes de la région : ici une clinique de la Croix-Rouge allemande, là un panneau présentant un projet de l'Union européenne. L'artère centrale est une belle rue toute neuve, séparée en son milieu.
Depuis quelques mois, Salfit sert de cadre à un programme de formation du Shorta al-Mourour, la police palestinienne chargée de la circulation. Un programme soutenu par une mission de l'Union européenne appelée EUPOL COPPS.

"Tolérance zéro contre
les infractions mineures"

L'EUPOL COPPS a été inaugurée en janvier 2006, soit trois mois avant le départ forcé des contrôleurs européens placés au point de passage de Rafiah, entre Gaza et l'Egypte, et un an et demi avant la prise de possession de la bande de Gaza par le Hamas. On n'en connaît pas la genèse avec précision, mais elle s'inscrit sans doute dans le cadre des efforts occidentaux déployés pour cimenter l'AP et l'empêcher de sombrer dans le chaos, comme Gaza au lendemain du désengagement de 2005.

Le 20 juillet dernier, l'UE avait invité la presse à une démonstration policière organisée dans la cour d'une école de garçons de Salfit. Des enfants, des adolescents et quelques adultes, dont un membre des forces de sécurité nationales palestiniennes, composaient le public.
Une brigade de 14 agents de circulation, âgés de 30 à 40 ans, écoutait avec attention son commandant. Les agents de circulation portent l'uniforme bleu ciel de la police palestinienne. Depuis la création d'une police à niveaux multiples par l'ex-dirigeant de l'OLP, Yasser Arafat, difficile de distinguer les différents services les uns des autres. A l'entrée de Salfit, par exemple, le point de passage est tenu par une unité extérieure à la police palestinienne.

Sufyan Omariya, chargé des relations publiques de la police civile palestinienne (PCP), se félicite. "C'est le 4e stage de formation de policiers, organisé à Salfit. Il est consacré aux tactiques d'autodéfense. L'idée est de décupler les capacités de la police dans ses démêlés avec les automobilistes, pour gérer les violations de la loi qui peuvent survenir dans la société palestinienne."
Pendant 15 minutes, les agents de circulation font donc trois exercices : le premier consiste à interpeller un suspect en pleine rue, le deuxième concerne une moto qui poursuit une voiture et le troisième est un simple contrôle d'identité de conducteur.

Rien de bien excitant, donc, mais de quoi faire comprendre la nécessité de former les agents de A à Z, afin de créer une société de droit et d'ordre où les institutions de l'Etat seront respectées par tous. C'est là l'objectif que se sont fixé les Palestiniens et leurs conseillers de l'UE, dans la lignée de la théorie des "vitrines brisées" de la police de New York, devenue célèbre dans les années 1990 : une tolérance zéro pour les infractions mineures conduit à une réduction de la criminalité dans une société.

Estela Argudin-Pombo, petite brune menue, membre de la délégation de l'UE à Salfit, Naplouse et Kalkilya, est l'une des rares femmes-policières de la mission. Pour elle, le programme a porté ses fruits. Conseillère chargée de fournir des idées, un soutien et un contrôle, elle dit avoir vu peu de petits délits de rue dans la société palestinienne. "J'ai patrouillé dans les quartiers difficiles de Barcelone et il n'y a aucune comparaison. Mais en termes de travail communautaire, l'idée est la même", explique-t-elle.

Ici, on insiste sur le travail de proximité : les policiers mènent par exemple auprès des enfants un programme de sensibilisation intitulé "Jeunes policiers" et aident même à la récolte des olives.

Attention : manteau et chapeau suspects !

Dans un autre cours de démonstration organisé pour les journalistes, les formateurs palestiniens font effectuer deux exercices à leurs 14 élèves. Le premier fait intervenir une nouvelle tactique défensive pour contrer une attaque au couteau : l'agent de police doit se défendre et neutraliser l'agresseur sans le tuer. Car il n'est pas question de tuer, d'autant que les agents de la circulation ne sont ni armés ni formés à l'utilisation d'armes à feu. Les conseillers de l'EUPOL sont intraitables sur ce point. "Nous ne sommes pas là pour leur apprendre à tirer", explique Jean-Frédéric Martin, membre de la mission depuis cinq ans et chargé de former la police anti-émeutes. "Pour cela, qu'ils aillent ailleurs, en Jordanie, par exemple." L'un des formateurs palestiniens ne répugne toutefois pas à faire montre de ses talents en la matière : jouant avec un pistolet bleu en plastique, il le fait tourner, façon Robocop, et le sort de derrière son dos alors qu'il sert de garde armé à l'arrière d'une moto.

La mission de l'UE a axé ses efforts sur la création d'une structure de formation locale et insiste sur le fait que son rôle consiste à "soutenir", et non à entraîner. Ses publications stipulent en effet que"le soutien de l'UE a pour but d'accroître la sécurité de la population palestinienne et d'aider l'AP à appliquer son programme de respect de la loi."
Le formateur explique à ses hommes comment repérer un individu suspect : "Par exemple, à Jéricho, les gens s'habillent léger. Alors si vous voyez quelqu'un avec un manteau et un chapeau, vous pouvez en déduire que ce n'est pas un habitant de Jéricho et qu'il peut être suspect." Dans une autre leçon, les policiers apprennent l'importance de communiquer avec la communauté : "Nous devons nous assurer que vous connaissez tous les citoyens que vous croisez. Il faut savoir que les gens ne vous voient pas comme des agents de la circulation, mais comme des membres de la police. Certains auront peur de s'approcher de vous, et ce sera donc à vous de prendre l'initiative. Quand vous êtes dans la rue, ne restez pas à l'écart : mêlez-vous aux gens et parlez avec eux."

suite sur http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?apage=2&cid=130...

20:23 Écrit par Rose Tel-aviv dans désinformation-information | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

Commentaires

Je poste ici un email que j'ai reçu...Rose_______________

Depuis 2003, plusieurs fois par an, j'écris '' en pure perte '' que l'initiative de Genève, dit '' Accords de Genève '', signés le 01 Décembre 2003, [ Les principaux artisans de cet accord sont l'ancien ministre israélien Yossi Beilin et l'ancien ministre palestinien Yasser Abd Rabbo, sous l'impulsion de Alexis Keller], sont les seuls réellement, équitables pour les deux parties :

Comment faire la paix ?

http://laicite.over-blog.com/article-israeliens-palestiniens-2011-85006825.html

Écrit par : rosetelaviv | 25/09/2011

Juste de passage Rose pour passer cette info:


Une vidéo pour mieux comprendre pourquoi il n’y a pas d’état palestinien

Posted: 04 Oct 2011 11:03 AM PDT

Ce qui est vraiment exaspérant dans le conflit du Moyen Orient, c’est que la partie palestinienne parle assez ouvertement, lorqu’elle s’adresse en arabe au public musulman, de son véritable ojectif qui est la destruction d’Israël. La création d’un état palestinien n’étant qu’une étape intermédiaire pour atteindre ce but. Les responsables palestiniens le disent publiquement, et leurs déclarations dans ce sens, se suivent et se ressemblent. En arabe, ils évoquent leurs sombres desseins avec l’extraodinaire certitude que ce qu’ils disent ne sera pas entendu par les occidentaux. Et bizarrement, c’est le cas. Les médias conventionnels n’ont jamais montré de telles déclarations de responsables palestiniens, qui pourtant serait susceptibles de changer complètement la compréhension européenne du problème. Comme ce discours qui suit, extrait de la chaîne al-Jazeera.

Abbas Zaki, membre de haut rang du Comité central du Fatah, sur Al Jazeera le 23 Septembre 2011:

”les négociations, «le règlement», doivent être basées sur les frontières de 1967. Quand nous disons que le règlement doit être basé sur ces frontières, le Président (Mahmoud Abbas) comprend, nous comprenons, et chacun comprend que notre ultime objectif ne peut être accompli en un seul coup.”

“Si Israël se retire de Jérusalem, évacue les 650 000 colons, si Israël enlève son mur, que deviendra Israël ? ce sera la fin d’Israël.”…

Un peu plus loin il précise:

“Si nous disons que nous souhaitons effacer Israël, c’est trop dur voyons, et ce n’est pas une position acceptable que de le dire. Ne dites pas ces choses au reste du monde. Gardez ça pour vous…

J’opte pour les résolutions avec lesquelles le monde entier est d’accord. Je dis au monde, au Quartet, à l’Amérique : Vous avez promis, et vous nous avez menti.”



Source : Memri traduction depuis l’anglais par Bivouac-id.

Ceci ( le Fatah) représente la partie “modérée” des palestiniens. Si le reste du monde se laisse ainsi rouler dans la farine par les Palestiniens, c’est qu’il le veut bien.

Écrit par : Patoucha | 06/10/2011

A propos d'un futur Etat Palestinien.
Je sais que la majeure partie des pays arabes sont pour un Etat Palestinien bien que certains voient les choses sous un autre angle. Pour ma part, je souhaiterais connaitre ce qu'en pensent les citoyens Israéliens qui subissent la haine de la part des militants du Hamas. Je suis Algérien et sachez que je n'ai jamais ressenti de haine ni envers les Juifs encore moins envers les citoyens Israéliens.
Nous sommes tous des humains et en tant que tels, nous avons tous les même droits dans ce monde.
Une réponse de votre part m’honorerait.

Écrit par : SEKARNA Mohand-Raschid | 24/10/2011

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