05/06/2011

POURQUOI JÉRUSALEM DOIT RESTER UNIFIÉE

POURQUOI JÉRUSALEM DOIT RESTER UNIFIÉE

A partir des éléments du dossier publié par la revue Controverses*

 

 

Shmuel Trigano

Directeur de la revue Controverses

 

Jérusalem est un pivot de la foi et de l’existence juives : la clef de voute de l’édifice symbolique du judaïsme

Mentionnée plus de 600 fois dans le texte biblique, cette ville a été la capitale de deux Etats Juifs et est devenue la référence absolue de la continuité juive durant plus de 2000 ans d’exil, but ultime de vagues d’immigration récurrentes des Juifs durant cette période, objet d’une contemplation mystique et poétique qui a rempli des bibliothèques.

Les Juifs y sont majoritaires depuis la fin du XIX° siècle.

Si les chrétiens et les musulmans se recommandent de Jérusalem, c’est du fait de la filiation de leurs religions avec le judaïsme.

Ces deux religions ont clairement choisi des centres substitutifs pour se fonder (Rome et La Mecque) afin de se démarquer de Jérusalem, alors que cette dernière est l’unique centre du judaïsme.

Le rapport des Juifs à Jérusalem n’est cependant pas qu’un rapport religieux ou spirituel. C’est aussi un rapport historico-politique car la spécificité du judaïsme est d’être une religion en même temps qu’un peuple.

Avancer que les Juifs sont des colonisateurs à Jérusalem relève d’un négationnisme historique et revient à contester aux Juifs le droit d’être un peuple, et un peuple souverain dans le concert des peuples. C’est un déni de toute leur histoire.

C’est de plus contester la légitimité historique même d’un Etat d’Israël sur la Terre d’Israël. Ce pays n’a jamais été érigé en Etat tout au long de la domination des empires musulmans successifs (arabe et ottoman). Jérusalem n’est pas mentionnée une seule fois dans le Coran. Israël n’occupe aucun territoire indépendant antérieur. Il n’y a jamais eu dans l’histoire d’entité palestinienne sur cette terre. L’Autorité palestinienne est née de l’assentiment d’Israël, produit des « Accords d’Oslo ». Le statut antérieur de Jérusalem, dont Israël a pris la suite après l’agression de la coalition arabe en 1967, est celui de l’annexion de la ville orientale par la Transjordanie, devenant alors la Jordanie, en 1948. Depuis la fin de l’empire ottoman, un pouvoir colonial, le statut de la ville était incertain.

C’est une chose, pour les Juifs, d’être privé de Jérusalem durant 2000 ans, c’en est une autre, bien plus grave, de renoncer à elle lorsqu’ils s’y trouvent des suites de l’échec de l’agression de la coalition arabe en 1967. Cela ébranlerait l’architecture intime du peuple juif.

 

LA REVUE CONTROVERSES CONSACRE UN DOSSIER A

 

 

L’AVENIR DE JERUSALEM

N°17, à paraître en juin 2011, 25 €, en vente en librairie

 

 

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suite de l'extrait


 

 

Diviser une ville à l’époque de la mondialisation ? De Berlin à Jérusalem

Alors que la réunification de la ville de Berlin a été le symbole d’une ère nouvelle, la redivision de Jérusalem annoncerait une ère de guerres violentes. On ne peut comprendre que ce soit là une cause progressiste et pacifique. Ce serait au contraire s’aligner sur un des nationalismes les plus régressifs de l’histoire[1], dont le projet vise à chasser de son territoire tous les Juifs[2] et les chrétiens aussi, au vu de ce qui se passe dans les territoires administrés par l’Autorité palestinienne (l’exil des Palestiniens de Bethléem notamment).

L’Etat palestinien projeté sera en effet placé sous la juridiction de la loi islamique[3] et fera reposer sa citoyenneté sur des critères raciaux (arabe[4]) et religieux (islam).

La redivision de Jérusalem de même que sa création est le premier volet de la stratégie « par étapes » de l’Autorité palestinienne, le « cheval de Troie » d’un projet de domination de toute la Palestine : du Jourdain à la mer[5].

 

200 000 Juifs habitent aujourd’hui, à « Jérusalem Est », dans 11 quartiers

Quand les deux parties de Jérusalem, l'israélienne et la jordanienne, ont été réunifiées par l’Etat d’Israël, il y a 44 ans, 710 000 mètres carrés de terrain ont été annexés.

La première zone de quelques dizaines de milliers de mètres carrés se trouve principalement dans le nord de la ville. Cette zone en a été en fait exclue après l'édification par Israël de la barrière de sécurité, destinée à endiguer la vague terroriste très dure du début des années 2000, dans le périmètre municipal de Jérusalem (600 attentats, 210 morts, des milliers de blessés). De facto, des endroits, comme le camp de réfugiés de Shouafat et Kfar Ekev, principalement au nord de Jérusalem, ont été sortis du périmètre municipal.

La deuxième zone, qui était inhabitée en 1967, s'étend sur 300 000 mètres carrés et est habitée depuis les 44 dernières années par environ 200 000 juifs résidant dans 11 grands quartiers qui sont devenus un élément indissociable de la structure urbaine de Jérusalem.

La troisième zone d'environ 350 000 mètres carrés est peuplée d'approximativement 270 000 arabes et contient quelques petits îlots juifs. La plupart de ces îlots sont des lieux chargés d'histoire pour le peuple juif, comme la Cité de David près de Silwan ou les avant-postes près du tombeau de Simon le Juste, le Mont des Oliviers ou la Vieille ville de Jérusalem. Dans cette zone, Israël a établi une présence institutionnelle impressionnante : il a restauré et agrandi l'Université hébraïque et l'hôpital Hadassa du Mont Scopus qui furent séparés de Jérusalem en 1948 ainsi que le cimetière du Mont des Oliviers. Il a construit le quartier des ministères à Sheikh Jerrah, il a créé une enfilade de jardins publics, de routes, d'hôtels, d'institutions publiques mais s'est abstenu de construire des immeubles d'habitation pour les Juifs dans ces zones avec une exception : le quartier juif de la Vieille ville détruit en 1948 et restauré après 1967. Ses habitants juifs constituent actuellement moins de 10 % de la population de la Vieille ville.

Depuis 1967, la population juive a crû de 150 % quand dans le même temps la population arabe a augmenté de 291%. Les Juifs représentent 65% de la population de Jérusalem.

 

La ville est indivisible dans la pratique du point de vue urbanistique

L’imbrication des quartiers juifs et arabes, les réseaux d’adduction d’eau, d’électricité, etc, rendent la division impossible.

 

Diviser la ville met en danger les résidents juifs

En ce qui concerne le profil du partage, il faut tout d'abord prendre en considération qu'après la partition, environ 270 000 Juifs résideront dans des quartiers frontaliers. Le long des presque 46 kilomètres de la ligne de partage, à une distance de centaines ou de dizaines de mètres les uns des autres, car ce sont les distances entre les maisons juives et arabes, des dizaines de quartiers et de pâtés de maisons juifs et palestiniens se retrouveront face à face, à portée des armes légères, des pierres ou des cocktails Molotov (à Jérusalem, il n'y a pas besoin de roquettes Qassam ni de mortiers, un seul snipper peut détruire la vie d’un quartier).

Il n’y a pas de contiguïté géographique des quartiers juifs à l’est et la ville de Maalé Adoumim dans le secteur défini par les Accords d’Oslo comme E1. La même situation caractérise le rapport des quartiers juifs du nord de Jérusalem et de ceux du centre.

Il y a un antécédent de la partition de Jérusalem qui nous sert de leçon. La ville a déjà été divisée une fois en 1948. Des dizaines de quartiers sont alors devenus frontaliers de la Jordanie avec pour conséquence le départ de 25 % de la population juive de Jérusalem. Un quart des Juifs de la ville !

Tracer des lignes de démarcation dans un tel tissu urbain, sera une action purement théorique. Jérusalem deviendra la porte ouverte aux infiltrations des Palestiniens en quête d’avantages sociaux ou d’actions terroristes.

 

Les habitants palestiniens de Jérusalem préfèreraient la souveraineté israélienne

Dans le dernier sondage organisé par le centre américain Pitcher, un grand nombre d’entre eux disent explicitement, qu'en cas de division, ils déménageront du côté israélien. Ce n'est évidemment pas par conviction sioniste mais en vue d’un niveau de vie. 30 000 d'entre eux ont été encore plus loin en ne se contentant pas d'une carte de résident, mais en acquérant la citoyenneté israélienne. Si le gouvernement ouvrait demain la porte de l'accession à la citoyenneté, on estime qu'environ 100 000 personnes se présenteraient au ministère de l'Intérieur et demanderaient la citoyenneté israélienne.

Quand la barrière de sécurité, qui excluait de fait de la ville des dizaines de milliers de Palestiniens détenteurs de la carte de résident bleue, fut érigée, 70 000 Palestiniens ont déménagé du côté israélien de la barrière. Plusieurs milliers se sont aussi infiltrés dans des quartiers juifs comme Pisgat Zeev, Neve Yaacov, Guiva Tsarfatit et même en centre ville.

L’argument démographique pour la partition est pratiquement inconsistant.

 

Le précédent: la Jordanie n’a pas respecté les Lieux saints ni les traités

La Jordanie n'a pas honoré le paragraphe 8 de l’accord d’armistice de 1949 qui devait permettre aux Juifs d'Israël un accès libre aux lieux saints demeurés sur le territoire qu’elle avait annexé après avoir déclaré la guerre à Israël en 1948. Dans la Jérusalem occupée par la Jordanie, de graves déprédations des Lieux saints furent commises : abandon du quartier juif, arabisation de la ville, destruction de 58 synagogues de la Vieille ville et profanation de 50000 pierres tombales du cimetière du Mont des Oliviers, déterrées et reconverties en latrines et pavement de rues, le Mont du Temple transformé en campement militaire de la garde nationale jordanienne.

 

La Jordanie exerça aussi des pressions sur les chrétiens, obligeant les membres du clergé à adopter la nationalité jordanienne, limitant (loi de 1965) l’acquisition des terres pour les institutions religieuses, obligeant les écoles (loi de 1966) à fermer le vendredi et limitant l’accès à l’éducation chrétienne.

 

A la lumière des persécutions des chrétiens aujourd’hui courantes en pays musulmans, il semble douteux qu’un Etat palestinien sous la loi de la Sharia, puisse assurer la liberté de culte aux non musulmans, ce qu’atteste sa politique récente.

 

L’Autorité palestinienne n’a pas respecté pas les Lieux saints juifs et chrétiens

1) Le 29 septembre 2000 : le mur occidental devînt la cible d’une lapidation depuis les mosquées, à la veille de Rosh Hashana. Les fidèles juifs durent être évacués. Le cheikh de la mosquée Al Adrisi incita les foules palestiniennes à la violence en déclarant les Juifs « au sommet de la liste des ennemis de l’islam ». « Les musulmans sont prêts à sacrifier leur vie et leur sang pour protéger la nature islamique de Jérusalem et Al Aksa », tel fut le motto d’une autorité religieuse qui n’avait aucune autonomie par rapport à Arafat.

2) Le 7 octobre 2000, la tombe de Joseph à Naplouse sous le feu fut saccagée puis brûlée après qu’Israël l’a évacuée. Depuis le tombeau de Joseph a été incendié plusieurs fois et transformé en mosquée.

3) La tombe de Rachel, près de Bethléem, se retrouva sous le feu de snippers

4) Le 12 octobre 2000, la synagogue Shalom Al Israel de Jéricho fut attaquée et saccagée. Nombre de ses livres anciens et reliques furent brûlés en public.

5) L’Autorité palestinienne refusa de reconnaître le lien des Juifs au Mont du Temple, à Jérusalem et à d’autres sites religieux. C’est une politique tout à fait planifiée qui s’exprime alors. En mars 2001, en construisant deux immenses mosquées souterraines sur le mont du Temple, le Wakf se rend responsable d’un saccage des vestiges juifs sur le Mont du Temple. Les inspecteurs du département de l’archéologie israéliens avaient été expulsés. 13000 tonnes de terre rassemblant des vestiges du premier et du deuxième temples furent jetés à la poubelle. On ne peut comparer un tel fait, une véritable agression religieuse et culturelle qui touche à l’âme d’une nation, qu’à la destruction par les Talibans des Bouddhas de la vallée du Bamian en Afghanistan, en 2001.

6) Après le retrait de Gaza, les synagogues du Goush Katif ont été profanées et brûlées.

7) La lapidation de fidèles du Mur occidental à partir des mosquées est monnaie courante.

8) Le traitement des chrétiens par l’Autorité palestinienne peut également inquiéter : les chrétiens autrefois majoritaires à Bethléem, à Beit Jala contrôlés par l'Autorité palestinienne, se sont enfuis en masse pour se réinstaller au Chili et en Amérique du sud. Durant l’intifada, l'Autorité palestinienne a pu transformer l'église de la Nativité de Bethléem en base de combat et prendre en otages des prêtres et des chrétiens, pendant l'opération Rempart menée par Israël contre le terrorisme.

 

La liberté des cultes à Jérusalem a été pleinement respectée sous la souveraineté israélienne

Une loi de l’Etat, sous le contrôle de la Cour suprême, garantit la liberté de culte et la préservation des Lieux saints de toutes les religions.

Une des preuves les plus fortes de cette attitude est le fait, peu connu, que le Mont du Temple, le lieu le plus saint du judaïsme, siège des deux Temples historiques qui y ont été construits, a été confié, en 1967, du fait de la présence des mosquées, à l’autorité religieuse musulmane, le Wakf. C’est même ce qui a rendu possible le saccage du Mont du Temple pour y construire deux immenses mosquées souterraines.

 

Les Palestiniens revendiquent le Kotel

Concernant les lieux saints, les Palestiniens revendiquent non seulement le Saint Sépulcre, les mosquées du Mont du Temple mais aussi le quartier arménien et le Mur des Lamentations, ce dernier en se fondant sur un décret britannique de 1929 selon lequel il s’agit du « mur de Al Bourak » (la jument ailée de Mohamed) ayant statut de wakf islamique. Par ce décret, les Juifs reçurent alors le droit d’y prier à condition qu’ils n’y sonnent pas du shofar. Lors des pourparlers qui précédèrent l’intifada, Arafat avait proposé de donner accès aux Juifs à travers un corridor. Ce que confirma Ziad Abou Ziad, membre du Conseil Législatif palestinien. Le Sheikh Ikrima Sabri de la mosquée El Aksa déclara lui aussi que les Juifs n’obtiendraient que l’accès au Mur pour y prier. Hassan Asfour, un des plus importants négociateurs palestiniens résuma bien le point de vue palestinien : « pour ce qui est du mur d’Al Bourak – que les Juifs appellent le Mur des lamentations – nous avons dit aux Israéliens que nous ne nous opposons pas au culte des Juifs. Mais les Israéliens doivent réaliser que c’est une concession palestinienne ; ils ne doivent pas voir cela comme un droit ; c’est ainsi parce que l’accord anglo-juif de 1929 a donné aux Juifs le droit de culte en se fondant sur le fait que le mur de Al Bourak est un wakf islamique ». Mahmoud Abbas déclara à cette occasion : « nous acceptons qu’ils puissent prier sans que nous reconnaissions une souveraineté israélienne sur le Mont ». Il revendiqua alors une souveraineté exclusivement palestinienne sur le Mont du Temple.

 

Les Palestiniens revendiquent 46% de Jérusalem Ouest

Il n’y eut pas que la Vieille ville ou « Jérusalem-Est » dans son entièreté que les Palestiniens revendiquèrent alors. Selon un sondage de novembre 2000, après Camp David, à la question de savoir si les Palestiniens acceptaient la souveraineté israélienne sur la ville Ouest : 74,3% répondent non, 21% oui et 4,6% restent incertains.

L’hypothèse d’un échange de territoires pour les faubourgs juifs à l’Est ne leur est envisageable qu’avec des territoires à Jérusalem Ouest, d’avant 1948.

Rashid Khalidi, un universitaire palestinien, déclare ainsi, le 25 juin 1992 : « nous devons demander un droit de compensation pour les propriétés à Jérusalem Ouest, incluant la propriété privée et la propriété publique, et après compensation seulement reconnaître la propriété israélienne ». Dans la même foulée, il affirme que 46% des terres de Jérusalem Ouest sont propriété palestinienne. Les Palestiniens ont préparé une liste de 7000 bâtiments et de terrains habités déjà depuis des dizaines d'années par des Juifs, propriétés qu'ils entendent réclamer.

Ainsi la division de la ville, loin d’assurer la paix, ouvrira la porte à une surenchère d’exigences génératrice d’une guerre sans fin.



[1] Cf. S. Trigano, « Le racisme annoncé du futur Etat de Palestine », in Controverses, n°16, mars 2011.

[2] Cf. Déclaration de Mahmoud Abbas en Aout 2010, demandant que même dans d’éventuelles forces d’interposition des Nations Unies il n’y ait pas de Juifs…

[3] Cf. Projet de constitution du futur Etat, art. 6 : « l’Islam sera la religion officielle de l’Etat  les religions monothéistes seront respectées» (en somme restauration du statut de dhimmi)

[4] Art. 4 « Cette constitution se fonde sur la volonté du peuple arabe palestinien » ; art. 2 « Le peuple palestinien est une partie des nations arabes et islamiques » ; art. 10, « la souveraineté appartient au peuple arabe palestinien » ; art. 13 « le caractère légal du peuple arabe palestinien sera incarné par l’Etat ».

[5] Fayçal Husseini, un homme célébré par les médias pour sa « modération », déclarait, quant à lui, un mois avant sa mort, au journal égyptien nassériste Al Arabi (du 2 juillet 2001), que les accords d’Oslo étaient « un cheval de Troie », destiné à pourvoir les Palestiniens d’une base territoriale pour conduire une guérilla permanente qui finirait avec la création d’un Etat palestinien sur les ruines d’Israël. De semblables déclarations des leaders palestiniens sont monnaie courante.

 

 

 

 

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12:57 Écrit par Rose Tel-aviv dans désinformation-information | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook

Commentaires

Vos propos sont intéressant. J'aurais néanmoins quelques critiques et commentaires.

"Si les chrétiens et les musulmans se recommandent de Jérusalem, c’est du fait de la filiation de leurs religions avec le judaïsme.
Ces deux religions ont clairement choisi des centres substitutifs pour se fonder (Rome et La Mecque) afin de se démarquer de Jérusalem, alors que cette dernière est l’unique centre du judaïsme."

Vous invoquez l'histoire pour l'Etat juif (d'ailleurs, je n'ai pas compris votre démonstration), mais pas pour les autres, bizarre. Si Rome est un centre Chrétien (le centre Catholique, non pas pour tous les Chrétiens), c'est aussi parce que c'était la capitale de l'empire Romain d'Occident. Néanmoins toute la vie de Jésus et de ses disciples se passe en Palestine, d'où l'attachement à Jerusalem et à la région. Les Croisades ne sont pas étrangers à la volonté des Chrétiens de voir la région qui a vu naître le messie.

Je comprend très bien les Palestiniens qui veulent rester en Israël, le niveau de vie est nettement supérieur. Maintenant si on prend Gaza, le blocus Israélien n'aide pas non plus à se développer et donner envie d'y vivre.

Vous dîtes : " la redivision de Jérusalem annoncerait une ère de guerres violentes.". C'est vrai qu'actuellement la région bénéficie d'une paix totale...

Enfin, sauf erreur, dans la relation Israël-Palestine, Israël tient clairement le couteau par le manche. Si elle voulait vraiment la paix, elle l'aurait.

Écrit par : Grégoire | 05/06/2011

Il serait vraiment intéressant que quelqu'un réponde à cette article avec autant de rigueur que Shmuel Trigano y a mise.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06/06/2011

la continuité arabe n'a pas elle plus de 44 ans d’exil.
Par quelle logique le nombre de fois où Jérusalem est mentionnée dans un vieux bouquin autorise-t-il à chasser sa population arabe?
Si les Juifs n'ont pas eu accès à Jérusalem durant 2000 ans, c’est qu'ils n'ont rien à voir avec cette.

NdRose
pour votre gouverne, les juifs ont toujours habiter Jerusalem, et puis vous vous plaignez d'avoir été expulsé, c'est ce que de nombreux juifs ont subis dans de trop nombreux pays à majorité musulmanne...

Écrit par : Nour | 06/06/2011

@MF de M

Si l'attachement du monde chrétien à Jérusalem est une évidence pour tous, je ne comprends pas votre phrase "Ces deux religions ont clairement choisi des centres substitutifs pour se fonder (Rome et La Mecque)" pour sa composante islamique.

Pour les chrétiens, c'est bien la déportation par Titus des juifs révoltés contre l'occupant romain vers Rome qui est à la source de l'émergence du christianisme en terres romaines, lieu où sa composante catholique romaine s'est établi.

J'aimerais simplement savoir quels sont les faits sur lesquels vous vous appuyez pour énoncer cette affirmation concernant les musulmans ?

Autre sujet. si les palestiniens qui ont récupéré l'entier de Gaza en 2006, y compris les installations agricoles, y avaient développé l'agriculture au lieu d'y trafiquer des milliers de missiles et obus à envoyer sur les populations israéliennes voisines, je suis sûr qu'il auraient aujourd'hui une vie florissante et certainement un Etat indépendant. Mais ils ont fait un autre choix et de façon souveraine.

Écrit par : gerardh | 06/06/2011

Bonjour Rose,

L'argumentation que vous développez est certainement valable du fait qu'il s'agit de vos racines et de vos convictions humaines et religieuses.

La seule chose qui me dérange et qui revient continuellement dans votre argumentation, consiste à comparer les différentes souffrances endurées par les peuples (ex :"pour votre gouverne, les juifs ont toujours habiter(é) Jerusalem, et puis vous vous plaignez d'avoir été expulsé, c'est ce que de nombreux juifs ont subis dans de trop nombreux pays à majorité musulmanne (ou musulmane)...").

Israël se revendique, à juste titre, comme le seul état réellement démocratique de la région. Pourquoi alors ne pas essayer de s'en tenir aux principes de tout État de droit et de commencer par respecter le droit international ? De ce fait Israël ne pourrait pas donner prise à ses détracteurs et serait encore plus en position de force.

Écrit par : Antoine B | 06/06/2011

". Si elle voulait vraiment la paix, elle l'aurait."

C'est vous qui le dites Grégoire! Vous faites abstraction des déclarations des dirigeants arabes palestiniens et Iraniens! Informez-vous donc un peu plus avant de poster n'importe quoi surtout quand vous tenez ces propos sur Gaza alors que vous n'avez jamais mis les pieds!

"Maintenant si on prend Gaza, le blocus Israélien n'aide pas non plus à se développer et donner envie d'y vivre."

Rose, mettez donc les photos de Gaza afin que les yeux de notre Troll lui sortent par la tête!

Écrit par : Patoucha | 08/06/2011

Indignez-vous "grain de... mauvaise foi"

La visite de Meshaal déclenche une émeute dans un camp de réfugiés en Syrie

La visite de Yarmouk, près de Damas, entreprise par les dirigeants terroristes palestiniens, a tourné à l’émeute sanglante de masse contre eux [NDLR : ces imposteurs]. Les rapports sur le nombre de victimes restent conflictuels.

Le camp de réfugiés de Yarmouk, près de Damas, a été le théâtre d’une émeute, lundi soir, alors que des personnes en deuil se sont insurgées contre les dirigeants palestiniens assistant aux funérailles des victimes du "Jour de la Naksa ".


Selon le site internet en langue arabe “Bokra”, le chef du bureau politique du Hamas , Khaled Meshaal, faisait partie de ceux pris à partie lors de ces échaufourrées, avec la tête du Front Populaire- Commandement Général (FPLP-CG), Ahmed Jibril et le membre du politburo du Front Populaire de Libération de la Palestine, Maher al-Taher.

Les sources du camp de réfugiés ont expliqué que les foules hurlaient contre les dirigeants palestiniens et qu’elles se sont confrontées aux forces de sécurité, qui, selon les rapports, avaient fait feu en tirant dans la foule, quelques secondes auparavant.

Les rapports sur le nombre de victimes potentielles au cours de ces émeutes restent conflictuels.

Ahmed Jibril, terroriste international au service de Damas.

Une escarmouche a, selon toute vraisemblance, commencé, après que les tirs des forces de sécurité aient blessé deux personnes du cortège funéraire. On rapporte que les affrontements se poursuivent et que des imams locaux tentent vainement de négocier une trêve.



Il reste incertain, à cette heure, de savoir si les forces de sécurité syriennes sont entrées dans le camp pour écraser les émeutes.

Écrit par : Patoucha | 08/06/2011

Rose: à rajouter en bas de l'article SVP Merci!

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011lessakele

et © 2011aschkel.info

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4079355,00.html

Écrit par : Patoucha | 08/06/2011

Vous semblez omettre les chrétiens d'orients(coptes...) qui ont toujours vécu à jérusalem, comme d'ailleurs les musulmans. Je dois aussi vous rappeler que les juifs comme les chrétiens(d'orient comme occident, je fais la différence puisque'au temps des croisades, les occidentaux s'attaquaient au chrétiens d'orient) ont toujours eu accès à Jérusalem sous le règne des musulmans.
Pour finir, à qui voulez-vous faire croire que Jérusalem n’est pas mentionnée une seule fois dans le Coran?

Écrit par : helenee_bb | 08/06/2011

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