26/12/2010

ISRAEL - Reconnaissance des réfugiés juifs

(article de Meir Ben-Hayoun, publié le 22/12/2010 sur Israël 7)


http://largument.over-blog.com/article-israel-reconnaissance-des-refugies-juifs-63579371.html
Le Guardian, quotidien anglais de grande diffusion, a publié mardi dans ses colonnes un article rédigé par Danny Ayalon, vice-ministre des Affaire étrangères. Ayalon parle de l’importance de reconnaitre les droits des réfugiés juifs qui ont été expulsés des pays arabes et musulmans, face à la revendication du droit au retour des réfugiés arabes invoqué par le narratif arabe.

Ayalon a saisi l’occasion pour inviter les Arabes à bien vouloir se rasseoir à la table des négociations : « Il ne sera pas possible d’éluder le problème des réfugiés juifs des pays arabes et tout ce que cela implique. Cela doit être pris en considération. »

Danny Ayalon a été ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis. Il est lui-même fils d’un réfugié juif de pays arabe. Né Sellem, son père est originaire d’Oran en Algérie, une ville où le 5 juillet 1962, jour de l’Indépendance de la « République démocratique et populaire d’Algérie », des centaines de non-arabes dont beaucoup de Juifs ont été massacrés sauvagement par des hordes en délire. Aujourd’hui, il ne reste rien de cette prestigieuse communauté juive d’Afrique du Nord qui a produit des œuvres essentielles du judaïsme. Selon les historiens, la présence juive en Algérie remonte à l’époque de la Destruction du Second Temple de Jérusalem en l’an 70, donc plusieurs centaines d’années avant  la conquête arabe du XIIIème siècle.

Aujourd’hui, en Algérie comme dans tous les pays de la Ligue arabe, on monte en épingle le problème des réfugiés arabes pour exiger comme revendication ultime son règlement. Ceci en même temps qu’on occulte totalement l’épuration ethnique qui n’a laissé pratiquement plus aucun Juif dans le monde arabe. Il ne reste aujourd’hui que 5 000 Juifs au Maroc et quelque 3 000 en Tunisie sur une population qui comptait approximativement un million de Juifs dans les pays arabes après la Seconde guerre mondiale.

De surcroit, la ministre algérienne de la Culture Khalida Messaoudi, a donné dernièrement comme directive « culturelle » d’ "expurger la musique andalouse algérienne de ses origines juives". Alors qu’il n’y a pratiquement plus aucun Juif présent en Algérie, cette mesure n’est pas moins sordide que le sinistre souvenir qu’elle évoque, à savoir le programme de   "purifier" la musique allemande des influences juives "néfastes" du temps des Nazis.

21:02 Écrit par Rose Tel-aviv dans Israël | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Il est temps en effet d`en parler.
Tout comme les réfugiés juifs durant la seconde guerre mondiale entrant en Suisse n`ont pas été pris en charge par la Croix-Rouge et autres ONG, mais uniquement par les communautés juives helvétiques sur ordre de la Confédération, les juifs expulsés des pays arabes ont été à la seule charge d`Israël sans que l`ONU ou quiconque ne s`en émeuve. Juridiquement par ailleurs, il ne reste quasiment aucun réfugiés "palestiniens" de 1947, et l`exception dont ils bénéficient ne peut pas durer indéfiniment, cela relève du scandale financier d`une part et de l`insulte vis-a-vis de tous les réfugiés qui ne bénéficient d`aucune reconnaissance, d`ou qu`ils viennent.

Écrit par : ori | 29/12/2010

Les officiels de l'ONU profitent grassement de la manne inépuisable que l'Occident verse aux seuls réfugies héréditaires qui existent dans le monde: les Palestiniens!

Écrit par : Hakim | 30/12/2010

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