03/11/2010

Simon Wiesenthal, l’homme qui refusait d’oublier, Editions Liana Levi.

Voici un livre, que je vais me dépêcher d'acheter de lire...Simon Wiesenthal...une légende...

http://www.franceculture.com/oeuvre-simon-wiesenthal-l-homme-qui-refusait-d-oublier-de-tom-segev.htm

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Simon Wiesenthal : l'homme qui refusait d'oublier

"Simon Wiesenthal : l'homme qui refusait d'oublier"

traduit du hébreu par Katherine Werchowski

Simon Wiesenthal. Alias Wizi, Théocrate, Monsieur l'ingénieur, Izmir, Ovid. Avec son éternelle veste en tweed et son air bonhomme, le célèbre chasseur de nazis a mené une traque sans merci aux tortionnaires, armé seulement de vieux journaux, de fiches poussiéreuses et d'annuaires jaunis du monde entier. Avec un grand sens des relations publiques, il a obligé tous ceux qui voulaient passer l'éponge à se pencher sur le devenir des Eichmann, Bormann, Murer et autres criminels de guerre. Plus il paraissait menaçant, plus on lui envoyait d'informations du monde entier sur tel ou tel bourreau. Et inlassable, il se remettait à la tâche. Si parfois les services secrets entraient en scène c'est parce que son acharnement les y forçait. Sa soif de justice permit des dizaines d'arrestations rocambolesques et de procès retentissants, mais fit aussi de lui un homme détesté et contesté. Toutes les questions éthiques épineuses du siècle étaient au centre de son aventure : responsabilité, châtiment, définition du génocide...

Tom Segev nous livre une biographie aussi captivante qu'un thriller qui met en perspective la seconde moitié du XXe siècle : guerre froide, espionnage, inavouables complicités, cynisme politique...

« Ce compte rendu brillant et palpitant d'une vie extraordinaire s'appuie sur des recherches approfondies pour offrir de nouvelles perspectives sur la personnalité complexe et les remarquables actions de Simon Wiesenthal. » Ian Kershaw"

Interview avec le chroniqueur du quotidien «Haaretz», Tom Segev, qui publie une biographie du célèbre chasseur de nazis

 


Simon Wiesenthal ne recherchait pas la vengeance, mais que justice soit rendue»

De 1945 à 2005, Simon Wiesenthal a traqué et fait arrêter des centaines de criminels de guerre nazis. Parmi ceux-ci, le lieutenant-colonel SS Adolf Eichmann, qui fut responsable de la déportation et de l’ex­termination de millions de juifs. Né en Ukraine, déporté durant la Deuxième Guerre mondiale dans cinq camps de concentration différents, cet ancien ingénieur à l’accent rocailleux du ghetto a mené son combat à partir de bureaux établis à Vienne. C’est la biographie de ce personnage mondialement connu que retrace Tom Segev *, un chroniqueur du quotidien Haaretz qui passe également pour l’un des chefs de file des «nouveaux historiens» israéliens.

Le Temps: Pourquoi avoir choisi de retracer la vie d’un chasseur de nazis comme Simon Wiesenthal alors que vos précédents ouvrages traitent principalement des origines du conflit israélo-palestinien?

Tom Segev: Parce que l’homme et son histoire sont émouvants. Et parce qu’ils nous appellent à nous poser des questions profondes sur les leçons à tirer de la Shoah ainsi que sur la manière de perpétuer son souvenir.

– Votre livre traite entre autres de la capture d’Adolf Eichmann en 1960 par le Mossad (les services de renseignement israéliens). A vous lire, Simon Wiesenthal avait retrouvé le nazi bien avant l’Etat hébreu qui n’était pas pressé d’intervenir…

– En 1948, en Autriche, les services secrets du jeune Etat juif avaient envoyé trois hommes pour capturer Adolf Eichmann, et Simon Wiesenthal les accompagnait. Mais l’opération s’est soldée par un échec, puisque le nazi en fuite ne s’est pas présenté là où le commando l’attendait. Cet échec a rendu Simon Wiesenthal malade et il a décidé de consacrer la plus grande partie de son temps à la traque de ce nazi-là.

Cependant, dans le courant des années 1950, tout cela n’intéressait pas grand monde en Israël, où l’opinion était confrontée à d’autres problèmes. Pourtant, en 1953, le chasseur de nazis a transmis par écrit des informations très précises sur la présence du criminel de guerre en Argentine, mais il a fallu attendre sept ans avant que le Mossad n’envoie une équipe pour le capturer.

...

toute l'interwiew sur http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3cc71e92-e6c9-11df-b91b-a75d996b69fb|1

18:43 Écrit par Rose Tel-aviv dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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