13/08/2010

Facebook

inspirée par un collègue bloggeur, j'ai fait mon bagde sur facebook. Je tombe sur un magazine feminin qui me dit qu'un futur reseau sera en ligne au doux nom de diaspora!

http://www.zdnet.fr/blogs/l-esprit-libre/diaspora-le-projet-de-facebook-libre-attire-les-dons-39751685.htm

évidement, je suis charmée!

j'hésite à m'inscrire sur twitter, mais bon, je ne suis pas une star quand même ? ...si un peu ? vous êtes gentils!!

Et pour la minute? culturelle religieuse, la sidra de la semaine, (la paracha "portion de Torah différente lue chaque semaine") est Choftim

lien direct ou lire ci-dessous

Shabbat Shalom!

 


Choftim

Beaucoup de choses ont été écrites à propos de l’éducation des enfants. Mais quelle meilleure source d’inspiration dans ce domaine que ce que nous trouvons dans la Torah dont la définition et le but sont d’ « enseigner » ?
Nous lisons dans la Paracha de cette semaine (Devarim 20 :19) que la Torah compare l’homme à « un arbre dans un champ ». Beaucoup de raisons expliquent ce rapprochement. Explorons donc quelque peu ce lien comme modèle éducatif.
Eduquer un enfant est semblable à faire pousser un arbre. Dans les deux cas, l’objectif commun est de combler leurs besoins pour faire émerger leurs potentiels.
Quand vous y pensez, vous réalisez qu’un enfant a les mêmes besoins qu’un arbre pour grandir : de la terre, de l’eau, du soleil et de l’air.
Chacun de ces quatre éléments représente un composant de base, essentiel, pour donner à l’enfant ce dont il a besoin pour grandir et bien se développer.

La terre
La terre fournit à l’arbre ses aliments. Appliqué à l’éducation de l’enfant, cela représente à la fois les valeurs dont nous souhaitons l’imprégner et la connexion que nous voulons qu’il ressente. Un enfant n’est pas un champignon ; il a des racines profondes qui le lient à une source de nutrition. Plus ce lien avec sa source est étroit, plus il deviendra solide.
La terre représente également la stabilité, l’immobilité. Un enfant doit se sentir rassuré, sachant qu’il y a des valeurs et des lois inviolables. Il ne faut pas lui donner des valeurs jetables, à la mode, qui sont là aujourd’hui et auront disparu demain.
On raconte l’histoire d’un fermier qui décrivit le comportement de son troupeau chaque fois qu’il le conduisait paître dans des champs nouveaux et inconnus. D’abord les bêtes observaient les clôtures pour voir s’il y avait des brèches par lesquelles s’enfuir puis elles se mettaient à brouter. Il expliqua ainsi ce phénomène : une fois qu’elles avaient vu que les barrières qui les entouraient étaient infranchissables, elles pouvaient se mettre tranquillement à brouter sans être distraites par la possibilité de s’échapper.
L’application de cette observation à l’éducation est très puissante. Pour que nos enfants soient heureux et qu’ils réussissent, ils doivent se sentir en sécurité et avoir confiance dans les règles et les limites qu’ont établies leurs parents. Il est quantité de décisions concernant le bien-être et l’avenir d’un enfant qui ne sont pas de son ressort et dont il ne doit pas se préoccuper, et certainement pas à ce moment de sa vie.

L’eau
L’eau est d’une importance cruciale pour qu’une plante puisse grandir. Elle permet, entre autre, de dissoudre les aliments pour qu’ils soient absorbés par la plante. L’eau garantit également que les racines ne s’assècheront pas et qu’elles continueront à fonctionner dans des conditions optimales. Le sol le plus riche est inutile si la plante n’a pas la possibilité de les absorber.
Selon les écrits de la ‘Hassidout, l’eau représente l’humilité, qualité indispensable quand il s’agit de s’ouvrir pour absorber de nouvelles informations.
Nos enfants doivent être humbles pour pouvoir étudier ; s’ils pensent qu’ils savent tout, ils n’apprendront rien.
Par le même biais, nous, en tant qu’éducateurs et parents, devons rester humbles pour pouvoir enseigner. Il nous faut humblement accepter de nous « abaisser » à leur niveau. Nous devons traduire ce que nous voulons dire dans un langage qu’ils peuvent facilement comprendre et absorber. C’est l’une des raisons pour laquelle la sagesse est comparée à l’eau. L’eau, tout comme la sagesse, se trouve plus « à l’aise » dans le récipient le plus bas (c'est-à-dire le plus humble).
On raconte l’histoire d’un ‘hassid qui vint consulter Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi sur des problèmes qu’il avait pour l’éducation de ses enfants.
En s’approchant de chez le Rabbi, il l’aperçut, à travers la fenêtre, en train de jouer avec son petit-fils. Rabbi Chnéour Zalman était à quatre pattes par terre et portait son petit fils, comme un poney.
Le ‘hassid s’en alla et revint un peu plus tard pour parler avec le Rabbi.
Quand il eut décrit son problème, Rabbi Chnéour Zalman lui dit : « C’est dommage que vous n’étiez pas là, il y a quelques instants, quand je jouais avec mon petit-fils. Vous auriez vu combien il est nécessaire de se mettre au niveau de l’autre pour pouvoir mieux communiquer. »
L’eau représente également la transparence et la pureté. Quand vous voulez produire des pommes, par exemple, vous devez irriguer une graine de pommier avec de l’eau ; vous ne pouvez pas produire des pommes en arrosant des graines d’orangers avec du jus de pommes. L’eau pure fait ressortir le potentiel particulier de chaque graine. Pour permettre à l’enfant d’exprimer ses propres aptitudes, il lui faut recevoir de l’eau pure, les vérités pures et inaltérées de la Torah. Il grandira alors et développera sa propre personnalité et apportera sa contribution unique au Peuple Juif.

Le soleil
Un arbre a besoin de la lumière et de la chaleur irradiées par le soleil.
La lumière : il ne suffit pas que nous disions à nos enfants ce qu’il faut faire ; il nous faut leur montrer la beauté et la richesse de ce qui est convenable. Dans le Talmud (Yevamot 1114a), nous lisons : lehazhir guedolim al haktanim, ce qui signifie que la Torah avertit les adultes qu’ils sont responsables du comportement de leurs enfants. Le Rabbi souligne que l’expression lehazhir, littéralement « avertir » ou « instruire », peut aussi être traduite : « faire briller ». Il ne suffit pas que les parents instruisent leurs enfants de ce qu’ils doivent faire, il leur faut aussi illuminer le monde de leurs enfants. Ils doivent transmettre un judaïsme lumineux. Dans le Livre des Proverbes, il est écrit : Torah ohr, « la Torah est lumière ». Les enseignements de la Torah illuminent, montrent ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, plutôt que de simplement l’imposer.
La chaleur : Il faut donner à nos enfants un amour inconditionnel. Notre amour pour eux doit être aussi prédictible que le lever du soleil. Ils ne doivent jamais ressentir que cet amour est conditionnel. Ils doivent savoir que lorsque nous sommes en colère, nous les aimons toujours. Cet amour inconditionnel leur donne la confiance en eux et la sécurité qui leur permettront d’affronter les défis de la vie.

L’air
L’air implique deux éléments, l’espace et l’atmosphère.
L’espace : Tout comme un arbre a besoin d’espace pour grandir, l’enfant a aussi besoin de sa propre identité et de « l’espace » dans lequel la développer. Il a besoin de son moment de qualité à lui avec ses parents. Il est possible qu’il possède des talents et des dons particuliers à développer. Il faut aussi respecter et protéger son intimité. Cela inclut de veiller à ne pas divulguer ses confidences. Le Rabbi ouvrait personnellement chaque lettre qu’il recevait pour protéger l’intimité de l’expéditeur. Il ne permettait à personne d’entrer dans « l’espace » de l’autre sans permission.
L’atmosphère : il est très important d’être conscient de l’environnement qui entoure notre enfant et de la qualité de « l’air » qu’il respire, à la maison et au dehors. Que voit notre enfant à la maison ? Sent-il le respect mutuel et l’amour entre ses parents ? Les voit-il heureux et confiants avec ce qu’ils sont et ce qu’ils font ? Que les voit-il faire ? Que les entend-il dire ? Qui sont ses amis ? De quoi parlent-ils chez eux ? De quoi parlent-ils pendant les récréations ? Quels sont leurs comportements ?
L’atmosphère ne se détermine pas tant par ce qui est dit que par ce qui est fait.
La qualité de ce que votre enfant respire dans l’atmosphère où il grandit est beaucoup plus importante que ce qu’il entend.
Le plus important de tout est de se rappeler qu’être un parent/jardinier est un métier à temps plein. Nous devons être persistants dans le soin de notre jardin et sans cesse veiller à « arracher les mauvaises herbes » au plus vite afin qu’elles ne deviennent pas incontrôlables.
Rappelez-vous, les arbres ne se plaignent jamais. Les enfants bien souvent n’expriment pas non plus clairement ce dont ils ont besoin et quand ils en ont besoin. Ils souffrent souvent en silence. C’est notre travail que de bien veiller à ces graines précieuses qui nous ont été confiées.

15:10 Écrit par Rose Tel-aviv dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.