29/07/2010

Gabriella Shalev, représentante israélienne à l'ONU

Discours intégral et en français de Gabriela Shalev à l’ONU(21/07/2010)

Rédigé par JSS le Jul 25th, 2010

lien: http://jssnews.com/2010/07/25/discours-integral-et-en-fra...

Exclusivité JSSNews. Discours intégral et en français de Gabriela Shalev, représentante israélienne à l’ONU, le 21 juillet 2010. Le discours porte sur la situation israélo-palestinienne, les négociations de paix, le problème des flottilles humanitaro-terroristes et sur le sors de Guilad Shalit.


 

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Il y a deux ans, je suis venu à New York pour représenter l’Israël que je connais et que j’aime: le dynamisme, l’État démocratique qui partage les valeurs nobles énumérés dans la Charte des Nations Unies. C’est précisément pourquoi je suis assise en ce moment au Conseil, et parle de l’engagement d’Israël à la paix. Les mots précèdent l’action, les déclarations de paix précèdent la paix.

En ces termes, Israël appelle à des négociations directes entre nous et les Palestiniens. Aucune condition préalable, aucun report de négociations. Avec Jérusalem et Ramallah à seulement 10 minutes l’une de l’autre, des négociations directes sont la seule voie pour combler les lacunes existantes.

En prévision de ces pourparlers directs, nos partenaires et nos voisins ont un rôle essentiel à jouer à commencer par l’adoption d’un langage de paix et de coexistence. Je demande donc, combien de fois dans cette chambre, les voisins d’Israël ont reconnu le droit à Israël à exister en tant que patrie du peuple juif? Ou condamné le terrorisme du Hamas et la violence contre les civils israéliens? Ou combien de fois se sont-ils élevés contre ceux qui appellent à rayer Israël de la carte ? Pas une seule fois. Le silence est assourdissant.

Madame la Présidente,

Au même titre que nous cherchons un moyen d’avancer dans notre région, nous nous félicitons de l’important travail du sénateur George Mitchell au nom du président américain Barack Obama. Le sénateur Mitchell travaille à réaliser notre vision commune de deux Etats, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, l’un juif, l’autre Palestinien.

Malgré cet important travail et les progrès vers des négociations directes, il existe un phénomène dangereux dans notre région. Les soi-disant militants, sous le couvert d’aide humanitaire, soutiennent les forces terroristes dans notre région, en particulier le Hamas. Les organisateurs sont pleinement conscients de la méthodologie à suivre pour apporter de l’aider humanitaire à Gaza. Pourtant, ces provocateurs ne cherchent rien d’autre que la confrontation. Ils choisissent la violence, l’escalade et les gros titres des médias, dans un effort visant à délégitimer Israël.

Nous venons d’entendre à la tribune le sous-secrétaire général adjoint Pascoe. Il parlait des flottilles de Gaza et expliquait qu’elles ne sont pas favorables aux efforts de paix au Moyen-Orient, et en effet, à cet égard, je tiens à partager avec la profonde préoccupation d’Israël. La préoccupation de voire une nouvelle flottille quitter le Liban pour la Bande de Gaza.

Nous appelons la communauté internationale à exercer son influence sur les organisateurs de cette action provocatrice. Nous appelons également le gouvernement du Liban afin de démontrer sa capabilité d’empêcher que cela n’arrive.

Madame la Présidente,

Au Liban, l’organisation terroriste Hezbollah continue de construire son infrastructure militaire au milieu de la population civile. Des transferts d’armes sophistiquées depuis la Syrie et l’Iran violent systématiquement l’embargo sur les armes. Dans le même temps, ce groupe terroriste continue de placer des armes de plus en plus meurtrières dans les villages, les maisons, les écoles et les hôpitaux.

Il s’agit d’une violation flagrante du droit international et des préceptes de base de notre humanité. Les récents affrontements dans le sud du Liban entre la FINUL et que l’on appelle “les civils libanais” reflètent les efforts du Hezbollah pour redéployer ses forces et harceler et agresser la FINUL. Ces affrontements les plus récents contre la FINUL sont une violation directe de la résolution 1701 et un défi pour les membres de ce Conseil. À cet égard, Israël se félicite de voir le Conseil de sécurité réclamer une fois de plus le désarmement et le démentèlement de cette organisation terroriste.

Madame la Présidente,

Tout comme nous cherchons un moyen d’avancer, certains principes de base doivent émerger. La première est la sécurité. La sécurité d’Israël ne sera jamais compromise par nos soins. Nous devons tous reconnaître que depuis l’avènement des pourparlers de paix, les menaces face à Israël ont connu une croissance plus diversifiée et plus dangereuse: les missiles iranien aux mains du Hamas et du Hezbollah, le terrorisme mondial, et la poursuite de la fabrications d’armes nucléaires par l’Iran. Dans les négociations directes, nous sommes prêts à prendre des risques politiques pour la paix. Nous avons franchi une étape majeure en ce qui concerne la politique d’Israël avec le départ de la bande de Gaza et la levée du blocus. Toutes les marchandises qui ne sont pas des armes ou du matériel entrent à Gaza. Au-delà de la bande de Gaza, nous avons travaillé avec l’Autorité palestinienne à bâtir une économie florissante en Judée-Samarie.

Le deuxième principe est que nous devons nous tourner vers un terme définitif au conflit qui implique la reconnaissance mutuelle. Une demande faite à Israël de reconnaître un Etat palestinien comme l’État-nation du peuple palestinien doit être remplies avec un accusé de réception qui affirme qu’Israël est l’Etat-nation du peuple juif.

Grâce à cette reconnaissance mutuelle, nous pouvons prendre des mesures concrètes en vue de promouvoir la coexistence, ce qui élimine l’incitation et la lutte contre le terrorisme. Grâce à cette reconnaissance mutuelle, des décisions courageuses peuvent être faites pour l’amour de la paix. Grâce à cette reconnaissance mutuelle, nous pouvons parler les uns avec les autres et arrêter de passer à travers des intermédiaires.

Avant de conclure, mes observations d’aujourd’hui, tout cela ne serait pas complet sans exprimer notre profonde préoccupation à propos de Gilad Shalit. Il demeure privé de ses droits les plus élémentaires, y compris la visite de la Croix-Rouge et ce depuis plus de 4 ans. Israël attend de la communauté internationale qu’elle exerce tout son pouvoir, pour obtenir la libération rapide de Gilad Shalit.

Madame la Présidente,

La paix n’est pas simplement un document signé. Il s’agit d’un ensemble de valeurs qui nous permet à tous de vivre nos vies dans la sécurité et l’espoir – les Israéliens et les Palestiniens aussi bien.

Merci.

16:14 Écrit par Rose Tel-aviv dans Israël | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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