27/07/2010

Begin Menahem

Begin Menahem

article de http://www.israel7.com/2008/12/begin-menahem/

Menahem Begin est né à Brest-Litvok (Brisk) le 16 août 1913, le Chabat Nahamou. Il est le plus jeune des trois enfants d’un marchand de bois Juif et sioniste, secrétaire général de la communauté Juive de la ville. Il reçut une éducation religieuse et une instruction laïque. Il resta toute sa vie fidèle aux principes religieux.

Durant la première guerre mondiale, il déambula à travers la Russie avec sa famille. A l’âge de 16 ans, il entra au mouvement de jeunesse du Betar et fut profondément marqué par son fondateur, Vladimir Zeev Jabotinsky.

Begin faisait déjà figure d’un dirigeant charismatique et d’un brillant orateur. Au terme de ses études secondaires, il partit à Varsovie et commença des études de Droit qu’il termina en 1935.

 


Durant les années qui suivirent, il se consacra au développement et au renforcement du Betar. Au cours d’un de ses déplacements à travers la Pologne, il rencontra Aliza Arnold et deux ans plus tard, en 1939, ils se marièrent.

Quand les nazis entrèrent en Pologne, Begin s’enfuit. Toute sa famille fut exterminée durant la Choa. Seule sa sœur survécut en monta en Israël.

Fin 1940, il fut arrêté par les Soviétiques et accusé d’espionnage. Condamné à plusieurs années de prison, il fut déporté en Sibérie. En 1941, il fut libéré dans le cadre d’un accord entre la Russie et la Pologne et il s’engagea dans l’armée polonaise et c’est en uniforme qu’il fit son arrivée en Erets Israël en 1942.

Il se joignit alors au Etsel et fin 1943, il fut nommé commandant du Etsel. Début 1944, il déclara la révolte contre le pouvoir mandataire britannique qui mit sa tête à prix. Il fut contraint de diriger l’organisation en se cachant et en empruntant de fausses identités. Begin était scandalisé par la politique britannique qui limitait l’immigration des Juifs après ce qu’ils avaient subi en Europe et accusait les Anglais de favoriser les Arabes.

Begin se réfugia à Tel-Aviv, déguisé en Juif orthodoxe et continua ainsi à diriger les opérations contre les Britanniques. Ainsi, en juillet 1946, il ordonna de dynamiter le siège du QG britannique qui était situé dans l’aile droite de l’Hôtel King David de Jérusalem. 90 personnes y trouvèrent la mort.

L’organisation achemina une cargaison d’armes vers Israël sur le cargo Altalena à bord duquel se trouvaient également des réfugiés. Menahem Begin était à bord. Ben Gourion ordonna aux hommes de la Hagana de bombarder le bateau. Begin évita une guerre fratricide en interdisant à ses hommes de riposter.

A la création de l’Etat, Tsahal vit le jour et les organisations clandestines furent dissoutes. Begin créa le parti Herout qui remporta 14 mandats aux premières élections de la Knesset.

En 1952, Begin fut à la tête des opposants à l’accord pour les réparations allemandes et organisa une importante manifestation en face de la Knesset qui tourna mal. Cela valu à Menahem Begin d’être écarté de la Knesset durant trois mois. Les membres du Mapaï exploitèrent ces évènements pour continuer de discréditer Begin et son parti et pour les écarter de toute coalition. Ils restèrent dans l’opposition jusqu’en 1967.

En 1965, le Herout et les Libéraux s’unirent et formèrent le Gahal. En 1967, durant la période qui précéda la guerre des Six Jours, Begin fut intégré pour la première fois au sein du gouvernement et nommé ministre sans portefeuille dans le gouvernement d’union nationale que fonda Lévy Eshkol. Il resta à ce poste jusqu’en 1970, quand il se retira du gouvernement de Golda Méïr sur le fond du plan Rogers basé sur le principe d’échange de terres contre la paix.

En 1973, Menahem Begin créa le Likoud. Aux élections qui se déroulèrent en mai 1977, le Likoud remporta une éclatante victoire, avec Begin à sa tête. Il devint Premier ministre et ce fut la première fois que le Mapaï, qui prit à cette époque le nom de Parti travailliste, fut battu, que le pouvoir fut renversé et qu’il passa à droite.

En 1977, Menahem Begin accueillit le Président égyptien Anouar el Sadate pour une visite officielle en Israël et c’est à la suite de cette visite historique que débuta le processus de paix entre Israël et l’Egypte qui aboutit sur la signature d’un traité de paix le 26 mars 1979, un an après le sommet de Camp David. Menahem Begin fut le premier dirigeant qui signa un accord avec un état arabe. Dans le cadre de ce traité, Israël accepta de renoncer à la moitié de la Péninsule du Sinaï, déracina des villages israéliens et reconnut le droit des Arabes résidant dans les territoires récupérés à la suite de la Guerre des Six Jours à un statut autonome.

A la suite des critiques qu’il suscita au sein de son parti et de la démission de certains membres du Likoud, Begin déclara : «Les difficultés de la paix sont préférables à celles de la guerre» En décembre 1978 le Prix Nobel de la Paix lui fut attribué, ainsi qu’à Anouar el Sadate.

Parallèlement aux pas diplomatiques historiques qu’il fit, sa carrière de Premier ministre fut marquée par le développement du peuplement Juif de la Judée, de la Samarie et de Gaza. Sur le plan économique, la situation, qui avait été marquée par deux guerres consécutives en 1967 et en 1973, s’aggrava et l’inflation grimpa de façon dramatique.

En juin 1981, quelques jours à peine avant les élections pour la 10ème Knesset, Begin ordonna de faire bombarder la centrale nucléaire irakienne.  «Israël ne permettra jamais à ses ennemis de développer des armes de destruction massive qu’ils pourraient être tentés d’utiliser contre notre peuple» L’importance de cette opération fut réalisée dix ans plus tard, lors de la guerre du Golfe.

Le Likoud remporta les élections et Menahem Begin fut élu Premier ministre pour la deuxième fois. L’inflation grimpa encore plus et atteignit 400%.

La situation sécuritaire sur la frontière nord empira et le 5 juin 1982, le gouvernement de Begin décida de lancer l’opération « Paix pour la Galilée » Ce fut le début de la guerre du Liban dont le but était de former une ceinture de sécurité le long de la frontière (sur un maximum de 40 kilomètres à l’intérieur du Liban), de faire cesser les attaques des terroristes et qui ne devait à l’origine se poursuivre que quelques jours.

La question de la responsabilité du déroulement de la guerre est discutée depuis de nombreuses années et la réponse n’a pas encore été donnée : Begin approuva-t-il toutes les étapes de la guerre ou fut-il leurré par Ariel Sharon, ministre de la Défense de l’époque ?

Le mouvement de protestation atteignit son comble à la suite des évènements de Sabra et de Chatila avec une immense manifestation à Tel-Aviv. Menahem Begin céda finalement aux pressions et le 28 septembre et ordonna une commission d’enquête. Les conclusions de la commission ne rejetèrent pas l’entière responsabilité sur Begin, mais elles fixèrent que «du fait qu’il ne fut pas suffisamment mêlé aux décisions, une certaine part de responsabilité lui incombe»

Les lourdes pertes en vies humaines causées par la guerre, les tensions, les critiques et les mouvements de protestations qu’elle entraîna contre Begin et contre son gouvernement (on se rappelle particulièrement l’immense pancarte qui fut affichée en permanence en face de sa résidence et sur laquelle fut affiché et constamment réactualisé le nombre des victimes de cette guerre qui se prolongea) et la mort de son épouse Aliza affectèrent durement le moral de Begin.

En août 1983, Menahem Begin annonça son intention de démissionner : «Je n’en peux plus» déclara-t-il, sans donner de précisions. En septembre 1983, il démissionna officiellement et jusqu’à sa mort, le 9 mars 1992, il ne fit que très peu d’apparitions en public. Il sera enterré sur le Mont des Oliviers et ses funérailles se déroulèrent dans l’intimité, selon sa volonté.

18:41 Écrit par Rose Tel-aviv dans Israël | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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