16/05/2010

L'année où j'ai vécu selon la Bible

Il vous arrive parfois d'aller dans une librairie et de voir un livre qui vous dit "achète-moi? achète-moi? ...achète-moi?" et ben moi, ça m'arrive souvent, même un peu trop, mon porte-monnaie, me dit "non, non, non.." mais c'est rarement le second qui l'emporte.

Bref, mon dernier  achat en date s'appelle " L'année où j'ai vécu selon la bible" d'A.J.JACOBS, édition BABEL (éd. de poche). Je ne sais pas ce qui m'attire dans un livre, ici peut-être la couverture où le thème. La couverture (voir photo) nous montre un homme barbu, habillé ou plutôt déguisé en Moïse avec des tablettes d'une main et un café Starbucks de l'autre.

Je lis qq lignes au dos du livre; L'année où j'ai vécu selon la Bible, ou l'humble quête d'un homme qui décide de suivre la Bible aussi littéralement que possible....

 

 

 

 


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Le résumé dit cela: Empreint de respect autant que d'irrévérence, le voyage spirituel qui découle de cette expérience et des rencontre qui la jalonnent  à la fois drôle et profond, personnel et universel...

Je feuillette quelques passages et je finis par craquer et hop, le livre finit dans mon panier. A peine acheter déjà ouvert, je profite d'un voyage en transport en commun pour commencer le dit bouquin.

Le sujet est assez simple, un juif -journaliste (ou un journaliste juif?) new-yorkais, décide de suivre pendant 365 jours les commandements de la Bible.

Simplement notre journaliste est agnostique, un juif comme il en plairait à Shlomo Sand. http://fr.wikipedia.org/wiki/Agnosticisme, Donc notre journaliste va à la recherche de l'existence de D'ieu. De plus, il l'écrit lui-même il n'a presque aucune notion religieuse et question spiritualité, il l'écrit : La Bible vieux livre poussiéreux....comparé à "le paradis perdu de John Milton".

Quelques pages pour nous expliquer, le pourquoi du livre et ensuite, les préparatifs. Déjà, A.J, comme il aime s'appeler (A pour Arnold et J pour Jacob) ne possède pas de Bible. Notre auteur va donc fouiller dans le fond de sa bibliothèque pour trouve une trouver un Bible laissé par une ex-petite amie.

Une Bible chrétienne. Déjà mélange des genres. Bien que A.J soit juif, son ignorance quelle soit voulue pour son livre ou non, relflète le ton du livre, donné tout au long de son enquête: juif, chrétien, amish, samaritains, témoins de J. ...etc...vivent pour lui un peu tous dans le même panier, il forme le groupe des : RELIGIEUX.

J'ai dû mal avec l'humour (juif?) new-yorkais. Le livre est bourré de réference de séries américaines et de filmographie tout aussi américaine !

De plus, le fait est que A.J. vit la Bible et ses commandements, comme il se l'entend . n'hésitant pas à prendre des gravillons dans sa poche et essayer des les jeter sur des adultères, ou de s'attacher avec des élastiques des passages photocopiés de la Bible....

Ensuite, je lui reprocherais le mélange des genres: il prend un bible chrétienne, prend des conseils les plus divers en passant par un pasteur, un rabbin libéral, un rabbin orthodoxe, cela donne une confusion des genres bibliques assez salade russe, je comprends que notre auteur, a dû mal à s'y retrouver, j'ai écrit salade russe? non se serait un peu comme mélanger des framboises avec des pt'pois, ketchup avec un lichée de jambon! Tout les ingrédients sont bons, mais mélangés çà donne un grand n'importe quoi.

En tant que un journaliste il part en quête de diverses sources: nous voilà donc transportés par mis les amish (religieux d'origine suisse et oui!) parmi les samaritains et les créationnistes ....liste non-exhaustive, plus  un voyage en Israël, nous sommes entrainées parmi les errances de celui qui cherche des réponses….. Le problème c’est qu’A.J n’a qu’à but (voir ci-dessous) pousser à l'extrème la logique légaliste, simplement, cette logique, n'est pas celle de la plupart des religieux.  A.J se met à interprété les écritures et crée à lui seul une nouvelle interprétation, il se travestit ou se déguise...on ne sait pas trop, si il joue, tente de se convaincre ...

petit extrait:

36è jour : bilan spirituel: je suis toujours agnostique. Je me sens u peu plus à l'aise lorsque je prononce le nom de D-ieu. par la seule vertu de la répétition-, çà me donne plus de sueurs froides. Mais l'angoisse à laissé place à la frustration. Et, pour être franc à l'ennui.. p81

....

Comme je l'ai dit en introduction, l'une des raisons pour lesquels je me suis embarqué dans cette expérience était de pousser la logique légaliste à l'extrême, pour prouver qu'elle résulte d'une pieuse idiote. Que l meilleur moyen de démontrer l'absurdité des fondamentalismes juif et chrétiens? SI on suit vraiment toutes les règles, on passé ses journée à agir comme un fou.

Et j'y crois toujours. p178

J'ai trouvé dommage qu'à aucun moment il n'est cherché dans la religion le côté spirituel, mais c'est vrai que pour un agnostique, j'imagine que c'est difficile, j'ai trouvé qu'il essayait souvent de tourner en ridicule des lois, sciemment en ne dévoilant pas leur mystère mais cherchant seulement à les tourner en ridicule.

Le livre est plaisant, écrit un peu à la jettée, idée pêle-mêle, on retrouve le côté américain et le style  journalistique.

J'ai aimé, le côté touchant du couple A.J - Julie et de leur enfant Jasper. Très chou.

Je n'ai pas aimé, le mélange religieux, les citations à tort et à travers, bref, lorsque l'on cherche à démontrer l'absurde on finit par le prouver.

Livre sympa, un peu lassant mais quand même intéressant, pour les religieux, il apportera reconfort de voir les errances de celui qui n'a pas la foi.

Dommage A.J soit ne soit aussi spirituel en religion qu'en humour :-) et qu'il n'est pas vraiment laissé son âme s'ouvrir : Peur A.J ?

En hébreu on dit "rozer Tchvouvah" celui qui retourne à la réponse (littéralement) ce qui veut dire, un homme non religieux qui devient religieux est un homme qui trouve les réponses. Au contraire un religieux qui devient non religieux "retourne à la question" rozer cheela.

Shavouah tov!

©rose.telaviv

http://www.wat.tv/video/annee-ou-ai-vecu-selon-bible-1295f_kcl5_.html

http://www.evene.fr/livres/livre/a-j-jacobs-l-annee-ou-j-ai-vecu-selon-la-bible-36204.php

10:11 Écrit par Rose Tel-aviv dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

Commentaires

S'est-il seulement rendu compte qu'il n'avait pas la bonne Bible?

De nos jours n'importe qui peut écrire un livre, se proclamer journaliste ou philosophe... de pacotille pour la plupart.

Écrit par : Patoucha | 17/05/2010

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