• Jour du souvenir, Yom Hazikaron

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    Hier soir a commencé : Yom Hazikaron, et cette commémoration se terminera ce soir et elle sera directement suivie  par Yom Hastamhout, jour de l'indépendance. Une majorité de la population disant que le jour le plus triste est suivi de celui le plus gai.

    D'abord pourquoi ces fêtes commencent-elles, le soir? elles respectent la tradition juive qui veux que lorsque le soleil se couche fini le jour, et alors c'est un nouveau jour. Donc, "un jour" dure  du coucher du soleil, au coucher du soleil du jour suivant.

    Mais qu'est-ce-que Yom Hazikaron, jour du souvenir ? en fait il y a 3 jours civils rajoutés au calendrier en dehors des fêtes juives donc religieuses, une fête et  2 commémorations ; Ce sont : Yom HaShoah, Yom Hazikaron et Yom Hatsmahout....je crois n'avoir rien oublié.

    Ce jour du souvenir est un jour de receuillement dédié à tous les soldats tombés pour la nation et toutes les victimes du terrorisme. C'est un jour TRES triste. La télé diffusera des films dont la tristesse va se répandre dans tous les coeurs,  et surtout des témoignages : de mère ou de membres de la famille qui parleront de l'enfant perdu, frère disparu, de leur fille...et même si vous ne comprenez pas trop, leurs visages, leurs douleurs, vous feront tirer des larmes, que même les coeurs de pierre finiront par ressentir ce désespoir, cette douleur.

    le conseil - un peu sarcastique- est d'éviter d'allumer la tv, si on est dépressif.

    Depuis 15jours , la radio passe une annonce d'une association et si j'ai bien compris, s'occupe de personnes qui ont perdu un membre et si ils se sentent seule pour cette journée, peuvent appeler cette association afin de ne pas trop "déprimer".

    Ce soir, comme chaque année, la commémoration commence par le bourdonnement de la sirène et pendant une minute, Israël s'arrête, les bus au milieu des carrefours, les automobilistes descendent de voiture, les passagers se lèvent, le chauffeur se lève et personne, et je dis bien, personne, ne déroge à la règle. Ce serait une atteinte à la mémoire des morts.

    Ce matin se sera 2 minutes de sirène et autant de personne s'arrêtant dans leur mouvement. C'est très impréssionnant. L'année passée, surprise ou presque, du respect de la population. Religieux et non-religieux respectent tous cet instant de receuillement, même certains cafés étaient  fermés hier- soir.

    Toute la journée, dans tous le pays, dans les cimetières, des cérémonies se dérouleront, loin des polémiques, rassemblés autour des ceux tombés, tous se receuilleront avec respect.

     

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    2 570 militaires - hommes et femmes - sont tombés pour défendre la terre d’Israël depuis 1860, lorsque les Juifs ont quitté les murailles de la Vieille Ville de Jérusalem pour s’installer dans d’autres parties du pays. L’an passé, 133 soldats et membres du personnel de sécurité ont trouvé la mort, comptant dans leurs rangs des non-combattants.

    Nettanyahu lors de son discours, "nous continuerons de poursuivre (les négotiations pour obtenir) la paix...Le prix que nous avons payé et encore celui que nous devrons payer pour vivre dans notre pays est lourd. PM dit aux les familles courageuses pendant ce mémorial au mont Jérusalem pour les soldats tombés, je fais le serment de ramener les troupes manquantes ( vows to 'track down missing troops) : nous ramenerons Shalit à la maison, source : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3707697,00.html - traduction perso. -

    Toute la différence est d'opinion est là, entre ceux qui se battent pour le maintien et la vie en Israël restent possible pour  7 millions de ses habitant et les autres.........moi, je me dis que sans son armée, cette nation n'a aucune chance de continuer, et c'est le prix a payé.

  • Les bons et les méchants

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    Pour répondre, sans répondre à un commentaire que j'ai fini par ôter, je ne suis pas là pour faire la polémique, pour une première bonne raison, j'ai pas le temps. J'ai pas le temps de répondre à des commentaires dirigés, dont le but est de polémiquer, d'alimenter la polémique, bref de pouvoir donner la parole aux anti- de tout bords.

    Ensuite pourquoi perdre mon temps? Je sais que la plupart des gens qui prônent ce type d'argumentation, ne cherche pas à savoir la vérité mais à simplement déverser leur mal-être de vie transformé en haine sur l'Etat d'Israël. C'est plus facile de focaliser sur un Etat *cible que de chercher à faire la part des choses.

    Les bons et les méchants. On peut en vouloir à G.W. Bush d'avoir continué à prôner ce type de raisonnement. Les méchants d'Al-quaida, les bons GI's; bien que ce soit en gros ce que je pense; les raccourcis, n'aident pas à donner la parole à tous, n'aident pas à comprendre les souffrances et les origines du "mal".

    Les raisonnements simplistes, comme ceux d'Amihilter, ne sont que le reflet d'une pensée d'un certain nombre et pas des moindres de la population mondiale et pas seulement celle du dictateur iranien. A ce propos, mon père disait lors de la chute du "chah" que les iraniens avaient échangés un borne contre un aveugle....il ne s'était pas trompé. Et ces propos font peur. Peur à la population juive, donne  à réflechir aux israéliens, impressionnent, bref, ne laissent pas indifférent, en tout cas à ceux dont le sort le nation israélienne est chère à leur coeur.

    Les personnes se sentent en danger. Danger pour Israël, ceux qui n'habitent pas le pays, sont indignées, craignent pour leur bébé. Alors au lieu de faire redescendre la pression, ces propos ne font que les augmenter.

    De droite ou de gauche, la polémique enfle, s'amplifie, tout le monde veut donner son avis, évidement très important, essentiel même à l'affaire. A la fin, évidement, comme plus personne n'écoute personne, rien ne s'arrange tout empire. J'ai pas envie de tomber dans le travers de "moi-j'ai-raison".

    J'ai simplement envie d'écrire, que la souffrance des palestiniens existent, oui, je pense que cela ne doit pas être facile, mais comme tant d'autres sur d'autres chemins, je connais aussi pleins de gens qui souffrent ce que ne veut pas dire que les palestiniens souffrent moins. Simplement, moi, depuis que j'essaye d'y voir plus claire dans cette affaire, ce que je constate, c'est que les palestiniens de Gaza ne font pas grand chose pour améliorer leur sort. Ils reçoivent énormément d'argent de la communauté internationale, que font-ils avec? des routes? des écoles? des maisons? des fabriques? des usines? ...ah ben non, ils creusent des tunnels pour acheminer des armes.....

    alors, je n'ai pas honte d'être israélienne, de vivre en Israël, ici les israéliens de toutes origines peuvent aller à l'école, à pied en bus...en voiture....Shabbat Shalom

     


     

    Lien permanent Catégories : Politique 3 commentaires
  • Yom HaShoah

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    21 avril 2009, Yom HaShoah,

    jour de la commémoration de la Shoah

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    Plus de 50 ans ont passé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le coeur a beaucoup oublié, principalement des lieux, des dates, des noms de gens et pourtant je ressens ces jours-là dans tout mon corps. Chaque fois qu'il pleut, qu'il fait froid ou que souffle un vent violent, je suis de nouveau dans le ghetto, dans le camp, ou dans les fôrets qui m'ont abrité longtemps.

    La mémoire, s'avère-t-il, a des racines profondément ancrées dans le corps. Il suffit parfois de l'odeur de la paille pourrie ou du cri d'un oiseau pour me transporter loin et à l'intérieur.

     

    Je dis à l'intérieur, bien que je n'aie pas encore trouvé  de mots pour ces violentes tâches de mémoire. Au fil des année j'ai tenté plus d'une fois de les toucher les châlits du camp et de gouter à la soupe claire qu'on y distribuait. Tout ce qui ressortait de cet effort était un magma de mots, ou plus précisément des mots inexacts....Une épreuve profonde, ai-je appris, peut être faussée facilement. Cette fois non plus je ne parlerais pas du camp, mais de la fuite, qui eut lieu l'automne 1942, alors que j'avais 10 ans.

    De mon entrée dans la forêt je ne me souveins pas, mais je me rappelle l'instant où je me suis retrouvé là-bas, devant un arbre couvert de pommes rouges. J'étais si stupéfait que je fis quelque pas en arrière. Mon corps se souvent mieux que moi de ces pas en arrière. Chaque fois que je fais un faux mouvement du dos ou que je recule, je vois l'arbre et les pommes rouges. Celait faisait plusieurs jours que je n'avais pas mangé, et voici que se dressait devant moi un arbre couvert de fruits. Je n'avais qu'à tendre la main et  à ceuillir, mais je restai debout paralysé par la surprise, ......Finalement, je me suis assis sur place et mangeai une petite pomme à moitié pourrie .....

    ........

    La seconde guerre mondiale dura 6 années. Parfois il me semble que e ne fut qu'une longue nuit dont je me suis réveillé différent. Parfois il me semble que ce n'est pas moi qui est connu la guerre, mais un autre, quelqu'un de très proche destiné à me raconter précisément ce qui s'était passé, car je ne me souviens plus de ce qui est arivé ni, comment.

    Je dis: "Je ne me souviens pas" , et c'est la strice vérité. Ce qui s'est gravé en moi de ces années-là, ce sont principalement les sensations physiques très fortes. Les besoin de manger du pain. Aujourd'hui encore je me réveille la nuit,  affamé. Des rêves de faim et de soif se répètent chaque semaine. Je mange comme seuls mangent les gens qui ont eu faim un jour, avec un appétit étrange.

    ....Tout ce qui s'est passé s'est inscrit dans les cellules du corps et non dans la mémoire. Les cellules semble-t-il, se souviennent mieux que la mémoire, pourtant prédestinée à cela. De longues années après la guerre, je ne marchais ni au milieu du trottoir, ni au milieu e la route mais je rasais les murs, toujours dans l'ombre et toujours d'un pas rapide, comme si je fuyais....

    J'ai dit: " Je ne souviens pas", et pourtant je me souviens de miliers de détails. Il suffit parfois de l'odeur d'un plat, de l'hmidité des chaussures ou d'un bruit soudain pour me ramener au plus profond de la guerre il me semble alors qu'elle n'a pas pris fain, qu'elle s'est poursuivie à mon insu, et à présent que l'on m'a réfeillé, je sais que depuis qu'elle a commencé elle n'a pas connu d'intéruption..

    AHARON APPELFELD, Histoire d'une vie, édition Seuil, prix médicis étranger 2004

    A.Appefeld est né en Roumanie en 1932, déportés ainsi que sa famille, il s'échappe miraculeusement (voir extrait-ci-dessus) du camp. Seul survivant, il immigre en Israël à la fin de la guerre, il a 12 ans. Devient plus tard écrivain, poête.

    plus de renseignements :http://fr.wikipedia.org/wiki/Aharon_Appelfeld

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